jeudi, 11 juin 2009
Celui qui n’est plus un ami l’a-t-il jamais été ?
voir un enfant permet de faire le point sur l’état de nos relations avec nos proches. Ceci est un simple constat sur la base des faits et non un reproche. Les faits parlent d’eux-mêmes. En règle générale, il n’y a pas de surprises. Légitimement on attend une réaction de certains. Ils ne vous déçoivent pas, fort heureusement. Pourtant, il y a de ceux qu’on croyait amis intimes et qui, étrangement, paraissent tellement indifférents. Puis inversement, ceux qu’on ne pensait pas si attachés et en définitive se sont montrés des plus attentionnés.
Les grands évènements de la vie : mariage, naissance, décès… sont le pouls de l’amitié. Ceci est valable dans les deux sens ceci dit : celui qui est concerné informera personnellement ceux qu’il considère comme amis proches, peut-être les invitera pour une célébration de l’évènement s’il y a lieu. L’ami de son côté se manifeste par un coup de fil, une présence, une carte, voire un cadeau… bref un geste spontané. À mon sens, il n’y a rien de plus frustrant que d’apprendre longtemps après et par une tierce personne qu’un tel (qu’on pensait proche) s’est marié ou a eu un enfant sans qu’il ne nous en ait touché un mot. D’un autre côté, qu’est ce que c’est douloureux de partager la nouvelle d’une naissance de notre premier enfant à des personnes qui nous sont chères ou qu’on croyait amies, et qu’en retour on ne reçoit que le silence et l’indifférence.
Je ne sais pas si c’est ma perception des choses qui a changé depuis que j’ai un enfant, ou si c’est la sensibilité du monde qui a évolué sans moi… ou alors de tout temps je me serais trompée sur ces gens et cet évènement ne m’a permis que d’ouvrir les yeux ? Car on a si bien dit que celui qui n’est plus un ami aujourd’hui l’a-t-il jamais été ?
21:50 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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dimanche, 19 avril 2009
Montréal en N&B et sur Minicartes
Un autre regard sur Montréal. La force, la légèreté et l'élégance du noir et blanc à son meilleur.
Derrière l'appareil, c'est Arold Blanchet, Artiste photographe indépendant basé à Montréal.
Les minicartes forment une collection de photographies en noir et blanc de dimension 8 x 5,6 cm en édition limitée, numérotées de 1 à 300, sur des cartes de correspondance pliées en deux, prêtes pour toutes les occasions.
Site officiel
Blog
Boutique Etsy
06:21 Publié dans Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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mardi, 07 avril 2009
Welcome back !
- Puis le retour au travail se passe bien ?
- Im-pec-ca-ble
- Ça te fait quel effet après un an d’absence ?
- Je me sens merveilleusement bien !
Comment expliquer autrement, en effet, qu’un an de congé de maternité fait énormément de bien, surtout pour quelqu’un comme moi qui n’aie jamais arrêté de travailler après 13 ans de travail à plein temps (sauf pour les vacances bien sûr).
Mais que le retour au travail redonne une espèce de punch, de motivation après avoir passé du temps à la maison à s’occuper d’un bébé. Le congé m’a comblée énormément, à chouchouter mon bébé et à la voir grandir. Ça réapprend aussi à voir la vie autrement, à marquer une pause car la routine du travail nous emporte facilement dans son tourbillon et on ne voit pas les années défiler.
Dans le même temps, un an d’absence au bureau ce n’est pas trop long pour perdre les repères. Il y a des changements certes, mais par exemple les procédures et les habitudes sont restées les mêmes. Dans mon cas, le plus grand changement, ce sont l’embauche des nouveaux salariés (une bonne cinquantaine, on dit que c’est la crise ?!) et les quelques départs (volontaires ou non). Puis c'est connu, la valeur "travail" a ses vertus : la satisfaction du travail accompli, les défis à relever, les objectifs à atteindre, etc... Corinne peut nous en apprendre énormément là-dessus ;)
En tout cas, ça fait énormément de bien de revenir en terrain connu (conquis ?) et de s’entendre dire :
"Ah, Lilia est de nouveau parmi nous" (eh oui, tout bonne chose à une fin !)
"Welcome back !" (merci !)
"Tu nous as cruellement manquée" (nooon, c'est vrai ?)
Ou encore "La compétence est enfin de retour" (Ben merci pour ma remplaçante)
Si si je vous assure… je n’en rajoute pas. J'ai bien entendu tout ça. Sauf qu’on a toujours tendance à exagérer parfois, vous le savez. C’est connu, les nord-américains sont excessifs en tout !
Bref, tout ceci pour dire que je suis heureuse d’être de retour !
02:46 Publié dans Maternité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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mardi, 31 mars 2009
Donnez-nous les moyens de soigner nos enfants !
On est dans un des pays les plus civilisés au monde, right ? Je n’aime pas le mot ‘civilisé’ comme si les autres étaient de sauvages, mais bon… Partons de l’affirmation donc que j’habite au Canada, l’un des pays les plus développés de la planète, de un.
De deux, rien de plus banal qu’un rhume ou une toux chez un enfant, n’est-ce pas ? Naomi ne déroge pas à la règle. Bien qu’on aie la chance d’avoir un bébé en bonne santé dans l’ensemble et bien vigoureuse, elle n’échappe pas aux petites grippes et autres rhumes. Pourtant je n’aurais jamais pensé que cela puisse tourner au cauchemar.
La raison en est toute simple. Au Canada, on ne soigne pas les bébés qui ont la toux ou le rhume. Vous pouvez demander et chercher, vous ne trouverez pas de médicaments ni en vente libre ni sur ordonnance, d’ailleurs le médecin refuse de prescrire quoi que ce soit. En fait, Santé Canada, l’institution gouvernementale, a fait retirer des rayons des pharmacies tous les médicaments contre la toux et le rhume pour les enfants de moins de 6 ans. Cette réalité nous heurte profondément mon mari et moi. Vécue au quotidien, vous ne pouvez pas imaginer l’aberration que cela représente.
Les motifs évoqués, vous verrez, ne semblent pas sérieux ! C’est à chacun d’en juger.
D’abord il semblerait que des études aient démontré que les médicaments visant à soigner la toux ou le rhume ne sont pas efficaces. Ils cherchent seulement à atténuer les symptômes sans s’attaquer au problème, et qu'il n'existe pas de véritable médication possible contre ces maux. Mais dans ce cas, les autres pays dits civilisés (je pense à la France entre autres) seraient-ils assez stupides pour passer à côté de ces études si évidentes pour continuer à vendre les remèdes ?
Ensuite, Santé Canada affirme que cette décision d’interdire ces médicaments est également motivée par le fait que des parents aient abusé des sirops et calmants contre la toux. Certains parents ayant remarqué des effets secondaires tels que l’endormissement se sont mis à en faire un usage immodéré et un surdosage, leur permettant ainsi un répit par rapport à leur enfant turbulent. Vous pouvez me dire que c’est sérieux ?
Alors sous prétexte que quelques parents irresponsables et démentiels aient fait un mauvais usage d’un médicament, on le retire du marché et on en prive tous les autres parents sensés ?
Toujours est-il qu’après plusieurs semaines de toux incessantes et de nez qui coule, inévitablement notre petite Naomi a fini par avoir deux otites (dans les deux oreilles en même temps). Une fièvre de 39.2 C qui n’arrive pas à tomber pendant cinq jours. Puis sept heures d’attente aux urgences de l’hôpital pour enfant. Pour finir avec quoi ? Dix jours d’antibiotiques pour soigner les deux otites. Allez forcer un bébé à avaler une mixture aussi forte matin et soir pendant 10 jours non-stop, sans parler des effets secondaires des antibiotiques, des souffrances et douleurs qu’occasionne une otite. Alors que cela aurait été tellement plus simple de soigner son petit rhume du début.
Maintenant c’est comme attraper une fourmi avec un bulldozer…
20:51 Publié dans Maternité, Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
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mardi, 10 mars 2009
Nom de code : Princesse :)
08:43 Publié dans Le Bonheur, Maternité | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
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samedi, 03 janvier 2009
Note d'humeur #12
Mea culpa. J'ai abandonné mon blog à son sort...
Et je n'ai eu aucun reproche en plus. Soit tout le monde a déserté les lieux (ce que je comprends tout à fait), ou alors on attend sagement que je revienne publier quelque chose ici, c'est ça ?
Je n'arrive pas à me résigner à fermer ce blog en fait. Je me dis que le moment est peut-être venu, maintenant que je ne suis plus accro et que mes lecteurs ont trouvé résidence ailleurs... Et que surtout, mon blog deco me tient suffisamment occupée pour l'écriture.
Je ne sais pas, j'attends encore un peu. L'envie d'écrire sur moi et ma petite personne (et ma petite famille) m'est passée en tout cas... Du moins pour le moment. La notion même de "MES RÉFLEXIONS DU MOMENT" me paraît dépassée. Bref, je cogite.
Bon eh bien, peut-être à bientôt alors...
18:34 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
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dimanche, 30 novembre 2008
Nos Enfants Nous Accuseront
La bande annonce du film sorti en salle le 5 novembre 2008.
5 petites minutes pour voir ce qu'on va léguer à nos enfants.
23:20 Publié dans Le Bonheur, Lectures | Cinéma | Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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lundi, 27 octobre 2008
Signé Par toute l’équipe de ...
Par le biais de mon site de déco, je retrouve le plaisir de retravailler avec des français (résidant en France). Et inévitablement, je fais la comparaison avec mes partenaires canadiens et américains avec lesquels je suis maintenant familière après 5 années de vie au Canada. Les différences dans les pratiques en affaires sont clairement perceptibles. Mais aujourd’hui je n’aborderai qu’un seul aspect : l’approche personnalisée.
En Amérique du nord, le service à la clientèle occupe une place majeure dans la stratégie des entreprises. Dans cette optique, on favorise l’approche hautement personnalisée : on a l’impression que notre interlocuteur nous est dédié à 100%. Par exemple, je fais régulièrement affaires avec une firme de sondage de produits de consommation ménagers et bien que cette firme soit dotée de plusieurs centaines d’employés, j’ai toujours eu contact avec une seule personne, Kristin Peter. Dans tous les emails et les documents que je reçois de la compagnie, ce sont son nom, son adresse email et son téléphone qui reviennent, comme s’il n’y avait qu’elle dans la boîte. C’est très sécurisant de sentir qu’on a un seul interlocuteur.
Par contre, pour plusieurs de mes contacts d’affaires français (pas tous heureusement) avec lesquels j’ai eu à correspondre occasionnellement, j’ai été ahurie de lire SYTÉMATIQUEMENT en signature « De la part de l’équipe de ventes » ou encore signé « Toute l’équipe de Meubles Design ». Un point c’est tout, pas de nom, pas de prénom.
Comment peut-on signer une lettre de façon aussi impersonnelle ? Alors même que la teneur de la correspondance est très précise, avec des requêtes ou une proposition de partenariat. On a la vive impression que l’auteur ne veut pas se mouiller d’un orteil. Ou alors je me demande si la dite compagnie ne se compose pas d’une seule personne qui se cache derrière la mention "Toute l'équipe" et donner ainsi du volume à sa structure ?
Cela m’a rappelé mes démêlés avec France Télécom avant de déménager définitivement pour le Canada. On avait un problème pour fermer notre compte car l’abonnement continuait à être facturé après la date de fermeture de la ligne. Dans tous les échanges de courrier pour que l’on soit remboursé, point de nom d’interlocuteur. Allez vous battre contre une institution ! C’est une attitude qui me fait fuir à toute jambe, du moins quand on a le choix comme ce fut notre cas. On voit donc bien qu’il y a une relation entre l’orientation donnée à la correspondance d’affaires et le service à la clientèle que l’on veut apporter. C’est du moins mon point de vue avec le recul que j’ai pris. Qu’en pensez-vous ? Attachez-vous de l’importance à la personne qui signe les courriers que vous recevez ?
05:16 Publié dans Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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samedi, 18 octobre 2008
Note d'humeur #11
Cela fait plusieurs jours, voire plusieurs semaines, que j'ai un blocage sur ce blog.
Pourtant j'ai toute une liste de sujets à aborder et à partager qui ne cesse de s'allonger. Mais quelque chose me retenait de passer à l'écriture comme avant.
J'en compris la raison ce soir, dans une lueur de lucidité. Alors que j'étais confortablement installée dans la pénombre de la chambre, allaitant mon bébé qui, paisiblement s'endormait. Je réfléchissais.
Alors brusquement, j'ai réalisé : je me trouvais bloquée parce que le lien que j'avais mis depuis longtemps sur mon blog déco qui pointait par ici me gênait maintenant sans que je ne me rendis compte de façon consciente. En fait, mon blog déco était devenu progressivement un univers professionnel, l'adresse URL figurant dans toutes mes correspondances reliées au journalisme et à la déco (offres de partenariat, réponses aux demandes d'informations, emails courants pour mes échanges en tant que journaliste rédactrice etc). Dans ma messagerie, j'avais créé une signature automatique avec mon nom suivi de l'adresse de mon site déco. Or dans ma page À propos, j'avais mis un lien vers ici au niveau de mon nom. Tous ceux donc qui voulaient bien fouiller un peu dans mes écrits tomberaient inévitablement ici !! Et de se savoir lue (ou en douter) par mes nouveaux "patrons" ou partenaires d'affaires pour ce qui est de mes sujets de réflexion (qui a tout du perso) m'incommodait indubitablement.
On l'a toujours dit : ne mélangeons pas vie professionnelle et vie privée. C'est inconfortable, délicat et constitue terriblement un frein pour l'inspiration. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas réalisé plus tôt. Et donc là j'ai tout simplement ôté le lien vers mon chez moi perso : ici.
Me voici donc de retour à la maison !
Et vous, vos patrons ou collègues savent-ils que vous bloguez ? Mêne si c'est en dehors des heures de bureau ?
:)))
12:43 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : humeur |
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lundi, 29 septembre 2008
Délit de fuite
La ruelle est habituellement assez tranquille.
Pourtant, l’individu surgit en furie avec son véhicule, prenant la rue en sens interdit. Étant en infraction, il a probablement voulu faire vite. Puis se trouvant nez à nez avec un autre véhicule qui lui était dans son droit, il a voulu l’éviter. C’est alors qu’il entreprend une manoeuvre et vient frôler notre voiture de tout son long. À partir de l’aile avant jusqu’à l’aile arrière, en passant par les deux portières, le bas de caisse. Il est même monté sur une roue. Et pendant qu’on y est, fait voltiger le rétroviseur. Et pour finir, monsieur (ou madame) prend la poudre d’escampette.
La ruelle retrouve peu à peu son silence.
Voilà dans quel état nous avons retrouvé notre voiture mardi en début de soirée. Les faits se sont passés entre 15h et 18h en bas de chez nous, puisque je suis revenue du parc avec Naomi à 15h. Encore un peu, je l’aurais vécu en direct. Il y a toujours un moindre mal en tout.
Après ça c’est le bal des formalités. Appeler le 911 pour que la police vienne constater sur place le délit de fuite et les dégâts. Les attendre toute la nuit. Puis appeler l’assurance. Ouf, 0$ de franchise et tout est pris en charge : remorquage (valeur 200$), véhicule de courtoisie pendant les travaux (20$ par jour x au moins 10 jours de travaux), puis la réparation elle-même, chiffrée à environ 6 à 8000$ mais je ne veux pas le savoir...
La petite Ford Focus n’avait même pas un an.
Une chance qu’on ne l’avait pas achetée mais louée à long terme.
16:42 Publié dans Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
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Avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi.
-Paul Auster


