lundi, 12 mai 2008

Trempette au Canada

Si je vous dis "Trempette", vous voyez quoi ? Une belle journée ensoleillée au bord de la piscine ? Vous vous dorez comme une anguille au soleil côté pile et côté face, un pied léchant nonchalamment la surface de l’eau. Une petite trempette dans l’eau, par une belle journée d’été ?

Non, au Canada, ce sont plutôt les légumes qui font trempette dans une espèce de sauce blanche avant de finir mâchouillés dans votre bouche qui aspire à ‘manger santé’ (à la mode bio, par les temps qui courent). Donc l'expression consacrée est "Trempette de légumes".

À chaque pays ses habitudes culinaires. Mais perso, j’ai été assez surprise quand j’ai, pour la première fois, vu que dans ce pays ils mangent CRU toutes sortes de légumes. Que ce soit pour un buffet-cocktail, le hors d’œuvre, en snack (oh pardon, en collation), ou carrément pour le lunch (dans la boîte à lunch, ou dans des sacs plastiques Ziploc), Je le disais, presque tous les légumes y passent : carotte, céleri, choux-fleurs, courgette, brocoli, tomate, poivron vert, rouge… Coupés en bâtonnets tout simplement (comme sur la photo).

Et la sauce trempette est de mise quand c’est possible (sinon ils mangent ça sans, comme ça... tout crû :P). Soit vous l’achetez toute préparée au supermarché (à 3$ ça vaut la peine et de nombreux choix de saveurs (ranch, french onion, bbq, cheddar, veggie…)) ou alors, pour les plus grano-bio-j’aime-les-faits-maisons, on la fait soi-même. La recette est simple (fortement inspirée de celle de iga.net)
Bon appétit (si manger crû vous dit)

Trempette aux fines herbes

  • 125 ml (1/2 tasse) de fromage à la crème léger --(crème fraîche en France)

  • 125 ml (1/2 tasse) de yogourt nature --(yaourt on dit en France :P)

  • 30 ml (2 c. à soupe) de ciboulette hachée

  • 5 ml (1 c. à thé) de thym haché finement

  • 5 ml (1 c. à thé) de sauge hachée finement

  • Au goût : sel et poivre


  • Mélangez tous les ingrédients ensemble et dégustez avec vos crudités favorites.


    vendredi, 02 mai 2008

    Conjuguez sans faute

    Tous les matins, je me réveille au son de la télé qui s’allume automatiquement à 7h30. On l’a réglé sur TV5 via le câble avec Télématin. Pour nous c’est incontournable pour bien commencer la journée. Maintenant, je connais tous les animateurs et les rubriques. Depuis que je suis en congé maternité, ma relation avec la télé a changé. Mais ce n’est pas compliqué : avant je n’avais quasiment pas de relation avec, seulement un film ou un reportage de temps en temps. Je regardais ce que mon mari regardait. Puis j’écoutais d’une oreille distraite les nouvelles quotidiennes de France. Je ne connaissais même pas le numéro des chaînes, ni même vraiment comment ça marchait la télécommande compliquée du câble :P

    Tout ça pour vous dire comme je vis autrement dans le cocon de notre appartement maintenant. Avec bébé dans les bras et une main armée de la télécommande, je connais mon affaire :) Pendant que je la berce tout en marchant, j’échafaude les plans de mes journées ! Dehors, tous les arbres explosent de verdure partout malgré la température anormalement fraiche du temps. Du haut de notre 5ème étage, je regarde avec compassion l’embouteillage qui paralyse l’avenue de 3 voies bordant notre tour de condos. Puis je retourne à mes occupations.

    Sur Télématin, on apprend toujours plein de trucs. Et si vous n’avez pas le temps de noter une info intéressante, vous pouvez les retrouver sur leur site internet. C’est ainsi, par exemple, que j’ai appris l’existence du site leconjugueur.com. Très utile si vous hésitez sur la conjugaison d’un verbe (oh vous, écrivain et grand rédacteur de blog ;) La réponse y est immédiate et à tous les temps. Finies les hésitations !

    http://www.leconjugueur.com/


    lundi, 21 avril 2008

    Le travail des enfants

    La société nord-américaine me fait parfois rire. Elle veut donner des leçons au reste du monde et prétend être un exemple de qualité de vie. Mais elle est pleine de contradictions.

    Tenez, l’autre jour, je fais mes courses chez Maxi & Cie, une grosse chaine d’hypermarchés au Canada. Arrivée à la caisse, je vais pour ranger mes articles quand un enfant de 10 ans (12 ans max) me demande si je veux bien qu’il emballe mes courses. Je le regarde et je constate qu’il porte un autocollant sur son tee-shirt rouge. Ils sont une bonne dizaine, un à chaque caisse, ils travaillent pour ramasser des fonds pour leur école, pour un projet trucmuche (il y a toujours une bonne raison). Évidemment, il me demande avant de se jeter sur mes courses pour avoir la garantie que je donnerai la pièce après, idéalement un ou deux pièces de 2$.

    Une autre fois, c’est au Cinéma Guzzo. Tous les guichets sont tenus par de jeunes ados qui commencent à 14 ans. Cette fois-ci, ce n’est pas exceptionnel. Il parait qu’ils font ça l’été et qu’il leur faut l’autorisation des parents à cet âge-là. Parce qu’à 16-17 ans, plus besoin d’autorisation, c’est commun. D’ailleurs presque tous les jeunes à 18 ans travaillent déjà dans ce pays, au moins l’été. Chez Mac Do, chez Tim Hortons, dans les magasins de vêtements et même comme réceptionniste ou coursier dans les bureaux.
    Quand ce n’est pas des oranges ou du chocolat qu’ils vendent à qui veut bien acheter.

    On plaint les pays du tiers-monde qui font travailler leurs petits. On se dit pays développés à haut niveau de vie. Mais le système est tellement orienté vers l’argent et la société de consommation qu’on ne trouve rien à redire au travail des enfants quand ça se passe chez nous ? Peut-être parce qu’ils le font volontairement et qu’ils disposent de leur argent ? Mais pour moi, les parents qui laissent faire ici, c’est assez comparable au comportement des parents dans les pays qui exploitent les enfants. À la limite, eux le font pour survivre tout simplement.

    mercredi, 16 avril 2008

    Pourquoi immigrer au Canada ?

    Le Canada est un des derniers pays riches à avoir encore ses frontières ouvertes potentiellement à tous les candidats à l’immigration. Le statut de Résident permanent s’obtient selon un système de points, des critères objectifs qui mettent en valeur la formation mais aussi l’expérience professionnelle, l’âge, les langues parlées… un point fort dans un domaine pouvant compenser les autres atouts manquants.
    Les raisons de cette politique ? Le taux de natalité serait trop bas, il faut peupler le pays par d’autres moyens. Car à ce rythme-là et avec la vitalité économique, on en viendrait à manquer de main d’œuvre active dans quelques années!

    Mais après tout, pourquoi immigrer au Canada ?

    La réponse varie en fonction du pays d’origine du répondant. Celle de ceux qui viennent de l’hémisphère sud diffère habituellement de ceux qui sont ressortissants des pays dits-industrialisés. On comprend facilement les motivations des premiers; on quitte, souvent à regret, son pays natal pour des raisons économiques, parfois mais plus rarement en tant que réfugiés. L’emploi, le système de santé, la scolarité, le logement, la sécurité… enfin la vie quotidienne en général, tout est mieux ici. Pour la plupart d’entre ceux de cette catégorie, le Canada est la terre promise, une aubaine à ne pas rater, inespérée. Surtout le système de santé est le paradis pour eux, inégalé. Les statistiques démontrent que ce type d’immigrants a tendance à rester au pays définitivement.

    Pour la deuxième catégorie, venir vivre au Canada est un choix volontaire. Rarement la dernière option dans la liste de leurs projets. En effet, ceux qui viennent de France, de Suisse, de Belgique, d'Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, etc… quittent des conditions de vie similaires à ici. Ils ne viennent donc pas pour trouver un niveau de vie plus élevée ou plus confortable forcément. Ils doivent même souvent recommencer à zéro au Canada professionnellement, même s’ils peuvent ensuite progresser beaucoup plus vite et retrouver le grade équivalent à ce qu’ils ont laissé. Non, ils ont d’autres motivations que celles purement économiques : elles seraient culturelles, l’envie de vivre la différence, de relever d’autres défis professionnels, l’attrait de l’Amérique du Nord (le rêve américain?), être confrontés à une autre mentalité, se dépasser sous d’autres cieux et aussi avoir l'occasion de pouvoir s’adapter à des saisons extrêmes. Plusieurs d’entre eux veulent aussi prendre du recul par rapport à la famille proche, tout en évoluant dans un univers qui présente quand même des avantages sur le plan social. Les Canadiens croient d’ailleurs qu’ils ont le meilleur système de santé au monde –parce qu’ils ne connaissent pas le système français ou belge :) Le système canadien est tout de même très intéressant, surtout associé aux assurances privées financées par l’employeur.

    On comprend donc facilement que ce deuxième type de candidat à l’immigration considère leur choix comme rarement définitif. Il n’écartera jamais l’éventualité de retourner chez lui, ce qui arrive assez souvent dans les faits après quelques années, après seulement quelques mois pour certains. Le gouvernement canadien reste muet volontairement quant au nombre de retours des immigrants dans leur pays d’origine, considérant ce fait comme étant un échec de l’immigration.

    ________
    Ressources :
    Immigrants canadiens selon leur pays de naissance : sur Statistiques Canada
    Répartition par catégories de 1980 à 2006 : Citoyenneté et Immigration Canada
    Profil et évaluation pour l'immigration : sur Immigration.ca

    mercredi, 09 avril 2008

    De l’attachement à la formation de l’estime de soi

    Ce sont deux thèmes abondamment couverts par Thomas Berry Brazelton, pédiatre et écrivain américain, dans ses écrits sur les enfants et la petite enfance. Il explique comment l’enfant s’attache aux personnes qui prend soin de ses besoins premiers, peu importe que celles-ci soient les parents biologiques ou pas. Dans le même temps son estime de soi se forme grâce à cette interaction. Quand on répond à ses différents appels tout au long de la journée, le nouveau-né ressent un certain bien-être, se sent crédible et développe un sentiment de sécurité dans le nouvel univers où il évolue.

    Mais dans la pratique, les avis sur le sujet sont aussi diversifiés et opposés. Par exemple selon vous, quand un bébé pleure, faut-il toujours s’empresser de le prendre dans vos bras pour le consoler. Ou plutôt le laisser pleurer pour lui apprendre l’autonomie ? Pour ses nuits, vaut-il mieux l’habituer à son berceau, seul dans sa chambre, le plus tôt possible. Ou le garder près de vous dans votre chambre, ou même dans votre lit les premiers mois, voire le plus longtemps possible ?

    Tous ceux qui ont eu des enfants ont leur avis bien arrêté. Certains qui en ont élevé plusieurs ont même tout expérimenté. Donc étant jeune maman, ouverte aux discussions et les oreilles déployées, j’ai droit à absolument tous les conseils, de quoi vous écarteler !

    16:59 Ecrit par Lilia dans Maternité | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : psychologie

    mercredi, 02 avril 2008

    Chat marche !

    Je n'ai pas pour habitude de mettre des vidéos YouTube sur mon blog. Mais celles-ci m'ont vraiment faite sourire et méritent d'être partagées.
    À tous ceux qui aiment les chats !!!

    'Cat Man Do'
    by Simon Tofield





    'Let Me In!'
    by Simon Tofield


    jeudi, 27 mars 2008

    Fin de saison à Montréal

    L’hiver n’en finit plus de s’éterniser. L’humeur du plus grand nombre, quant à elle, achève de s’étioler. On est tous tannés, tannés, tannés… de pelleter la neige, de ce blanc-gris paysage, de ces arbres squelettiques et ratatinés. Même les amoureux de la blanche saison s’impatientent et trouvent ça long.

    Cette année, ma région du Québec a connu 29 tempêtes de neige pour la saison, entrainant un cumul de plus de 2 mètres de neige au sol pour Montréal, parfois 3 mètres en région. Les dépôts à neige sont tous saturés à tel point qu’on ne sait plus où l’entreposer. Pourvu qu’il n’y ait pas une autre tempête, une dernière en prime ! Un nombre important du matériels de la Ville de Montréal sont hors d’usage aussi (camions et pelleteuses de déneigement). Ils ne sont pas faits pour ça. Trop de neige, devenue des blocs de glace à maints endroits qu’il faut alors gratter et moudre quasiment.

    Bref, une saison pourrie et on a tous besoin de passer à autre chose. Mais pas d’amélioration prévue avant quelque temps. Le thermomètre continuera encore à flirter insolemment autour de 0 selon les prévisions.

    Un seul point positif au tableau : c’est les méga-soldes dans les magasins. Achetez le manteau que vous aviez repéré en début de saison, il est bradé à 70%. Parfois au prix coûtant. Au Canada, j’ai appris qu’ils ne retournent pas les invendus. Un jour ou l’autre, tout article restant est vendu à rabais. Enfin,… s’il reste votre taille (on peut toujours rêver).


    22:15 Ecrit par Lilia dans Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : hiver, saison

    vendredi, 21 mars 2008

    Maman dodo 2

    14:34 Ecrit par Lilia dans Maternité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : humeur

    mardi, 18 mars 2008

    Dictée des Amériques

    Samedi dernier, j’ai participé à la dictée des Amériques. J’ai tapé mon texte en ligne en écoutant la dictée diffusée en direct à la télé depuis la ville de Québec qui, d’ailleurs, fête cette année la 400ème année de sa fondation. Ensuite, à la fin de la dictée, on soumet son texte et le site internet le passe en revue et relève vos fautes dans la minute qui suit.

    Cela faisait hyper longtemps que je ne m’étais pas adonnée à l’exercice d’une dictée. J’ai retrouvé cette sensation agréable produite par le désir de faire un sans-faute, ce sentiment de perfectionnisme dans l’écriture et l’orthographe que seuls peuvent ressentir les amoureux d’une langue. Sentiment qui a tendance à disparaître d’ailleurs avec l’ère de MSN et autres SMS… ou tout simplement mis à l’écart trop souvent dans une région comme le Québec, francophone certes mais pas toujours francophile dans la pureté de la langue et du verbe :(

    Bon, trêve de verbiage, pour qui ça intéresse, on peut toujours faire la dictée 2008 en ligne, ainsi que celles des années précédentes. Pour ma part (et pour dire toute la vérité), j’ai fait six fautes. Elles m’ont permis de découvrir ma méprise sur l’orthographe de certains mots et disons-le, faire aussi la connaissance de mots qui m’étaient inconnus.

    Voici donc les mots sur lesquels j’ai trébuché :
    - avec son content de contradictions (j’ai toujours été convaincue que ça s’écrivait ‘comptant’, en référence à l’expression ‘en avoir pour son compte’)
    - quatrain (j’ai fait l’erreur d’écrire ‘quatrin’ en pensant à ‘alexandrin’)
    - ornithorynque
    - hyacinthe
    - ypérite (pour ces 3 derniers, j’ai inversé l’utilisation du i et y)
    - quoi qu’on en pense (faute bête, j’ai écrit ‘quoiqu’on en pense’, allez savoir pourquoi !)

    En tout cas, ça ravive mon amour pour la langue française et confirme mon souci de veiller à toujours utiliser le mot juste et bien orthographié.

    :)

    vendredi, 14 mars 2008

    Maman dodo

    23:28 Ecrit par Lilia dans Maternité | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : humeur

     

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