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jeudi, 29 novembre 2007
Note d'humeur #8

Quant à la neige, cela fait déjà presque deux semaines qu’elle fait partie intégrante du décor. Tout de même précoce cette année, je reconnais.Mais que cela ne nous décourage point, au contraire un beau ciel bleu c’est toujours bon pour le moral, non? Puis on est équipé en fonction : on démarre la voiture à distance, préparée pour chauffer à fond dedans :) C’est contre-indiqué pour les fervents défendeurs de l’environnement… donc on essaie de ne pas la démarrer trop tôt :(
Puis elle est chaussée des indispensables pneus d’hiver (j’ai été prévoyante cette année, je suis allée au garage pour les installer dès la première semaine de novembre) et des gros essuie-glaces de saison. Ah oui on a choisi aussi une auto dotée de sièges avant chauffants :D Ça prend toute sa dimension dès maintenant ! L’habitacle mettant plus de temps à se chauffer alors que pour les sièges c’est immédiat… aaah je soupire de plaisir en m’installant derrière mon volant.
Comment vivez-vous les changements de saison ? Que préférez-vous un temps gris et pluvieux mais pas trop froid (donc pas besoin de se déguiser en nounours ambulant pour se couvrir :), ou un froid glacial mais avec un temps ensoleillé et un ciel bleu dégagé ? Hum, le choix est difficile… Mais après tout, en avons-nous vraiment le choix ?
18:40 Publié dans Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, Saison, Hiver, Automne
jeudi, 22 novembre 2007
Femmes enceintes et préjugés
Les préjugés sur les femmes enceintes sont tellement nombreux que je ne sais pas par lesquels commencer maintenant que je décide d’en parler. Certains sont tellement bêtes et gros que je ne veux même pas les évoquer sous peine de m’énerver. En tout cas ma réaction immédiate parfois me vaut les réflexions comme quoi j’aurais un sale caractère ? (soupir)
Quelques idées reçues qui passent à travers des échanges anodins.
Contexte : j’arrive dans une pièce en grignotant un carré de chocolat
Lui : me voyant il me dit en souriant « des envies de femme enceinte ? »
Moi : (dans mon cœur « pffffff… ») mais je ne réponds rien…
Dois-je me justifier en précisant qu’il n’y a pas que les femmes enceintes qui mangent du chocolat et que j’ai toujours aimé ça ? Non mais franchement.
À la cafétaria c'est pareil, on zieute dans mon assiette, se demandant ce qu'une femme enceinte mange ? (ce n'est pas mon imagination, je le vois bien à leur regard)
Contexte : je croise des personnes que je n’ai pas vu depuis 3 jours ou moins
Elle/lui : dis donc, ça grossit (sous-entendu mon ventre)
Moi : ben oui, je suis enceinte
Elle/lui : oui je sais, mais là ça se voit vraiment
Moi : et alors ? C’est normal, non ?!
(Ils n’ont rien d’autres de plus intelligent à dire?) Les gens ne se rendent pas compte qu’ils sont la 50ème personne à vous le dire dans la journée. Le comble c’est que souvent, ils ont un ventre plus gros que le mien. Il m’arrive de le faire remarquer.
Moi : ouais, bientôt mon ventre sera aussi gros que le tien. Sauf que j’ai un bébé dedans
Elle/lui : gloups…
Contexte : il y une catégorie de personnes qui s’étonnent de mon excellente forme.
Elle/lui : Comment ça va ? Tout se passe bien ? (l’air sincèrement intéressé à mon état)
Moi : Très bien merci.
Elle/lui : Un peu fatiguée quand même, non ? (incrédule)
Quoi, une femme enceinte devrait être toujours fatiguée, moche, grosse et faire pitié ?
Je suis sincèrement en pleine forme, très active même si je fais attention à moi et essaie de me limiter surtout pour ce qui est de soulever les lourdes charges. Mais faut-il rappeler qu’une femme enceinte n’est pas une femme malade ni handicapée ?
Contexte : Dans une conversation, vous marquez votre désaccord, une différence de point de vue. Pour peu que vous haussiez un peu le ton, on attribue votre réaction à vos hormones, comportement de femme enceinte. Il faut l’excuser, ça va lui passer.
Ça me met en furie.
En général, les préjugés les plus bêtes viennent de ceux qui n’ont jamais eu d’enfants (hommes ou femmes). Mais hormis ça, j’ai remarqué que ceux qui sont déjà indélicats en communication en temps normal sont aussi les plus maladroits sur ce sujet-ci.
Alors c’est moi qui suis susceptible ou il y a vraiment matière à discussion ?
:)
18:15 Publié dans Maternité | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
mercredi, 14 novembre 2007
Le jour où je suis devenue canadienne
C’était hier.
Je me suis réveillée le matin comme Résidente permanente. Je me suis couchée le soir comme Citoyenne canadienne.
Entre temps, à m’observer partir au travail comme d’habitude, rien n’augurait le changement. Sauf que j’ai quitté mon bureau à 11h30 et passé l’après-midi au centre-ville de Montréal dans un beau bâtiment sur la rue Saint-Jacques Ouest.
C’est l’aboutissement d’un processus qui ne m’a pas paru long étant donné je n’étais pas dans l’attente. Dans les faits, on peut faire une demande de citoyenneté canadienne après avoir été résident permanent ici depuis trois ans. On remplit alors un formulaire téléchargé sur internet, on paye les frais en ligne aussi et on poste le tout avec les justificatifs d’usage. En retour, vous recevez une confirmation de réception du dossier et une brochure à lire sur le Canada. Environ un an plus tard, vous êtes convoqué à un examen suivi immédiatement par une cérémonie et vous ressortez avec votre certificat de citoyenneté le même jour.
L’examen
Il est écrit, commence à l’heure pile indiquée sur la convocation. 20 questions à choix multiples portant sur la géographie, l’histoire, l’économie, le système judiciaire, les élections et le fonctionnement du gouvernement canadiens. Celui qui a lu correctement la brochure offerte un an plus tôt s’en sort facilement, en sachant surtout que la note de passage est seulement de 12/20.
L’entrevue
Dans une grande pièce adjacente à la salle d’examen, les candidats sont ensuite auditionnés individuellement par un agent de la citoyenneté. Il vous félicite pour votre réussite à l’examen. Puis questions brèves sur votre vie actuelle (adresse, emplois…) et vos voyages à l’extérieur du pays depuis que vous êtes résident canadien. L’agent feuillette vos passeports pendant ce temps. L’entrevue a duré 10 minutes pour moi.
La cérémonie
Elle se passe dans la même grande pièce et avec tous les candidats en même temps cette fois-ci. Une lettre et le certificat de citoyenneté (une petite carte nominative) sont distribués à chacun. Une juge donne un chaleureux discours de bienvenue aux nouveaux citoyens qui ensuite prêtent serment de loyauté à la Reine Elizabeth II. Et voilà, nous sommes invités à congratuler chacun notre voisin pour notre nouveau statut.
Dans notre groupe de 74 candidats, 34 pays d’origine étaient représentés.
L'évènement semble être marquant pour certains, tirés à quatre épingles, armés de leur appareil photo ou même d'une caméra et accompagnés d'amis pour la cérémonie.
Mon mari goutte au nouveau sentiment d’avoir la double nationalité sans que cela ne change rien en soi pour lui, je le vois bien !
Quant à moi, je suis désormais française, malgache et canadienne :)
14:40 Publié dans Madagascar, Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
Avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi.
-Paul Auster