jeudi, 11 juin 2009
Celui qui n’est plus un ami l’a-t-il jamais été ?
voir un enfant permet de faire le point sur l’état de nos relations avec nos proches. Ceci est un simple constat sur la base des faits et non un reproche. Les faits parlent d’eux-mêmes. En règle générale, il n’y a pas de surprises. Légitimement on attend une réaction de certains. Ils ne vous déçoivent pas, fort heureusement. Pourtant, il y a de ceux qu’on croyait amis intimes et qui, étrangement, paraissent tellement indifférents. Puis inversement, ceux qu’on ne pensait pas si attachés et en définitive se sont montrés des plus attentionnés.
Les grands évènements de la vie : mariage, naissance, décès… sont le pouls de l’amitié. Ceci est valable dans les deux sens ceci dit : celui qui est concerné informera personnellement ceux qu’il considère comme amis proches, peut-être les invitera pour une célébration de l’évènement s’il y a lieu. L’ami de son côté se manifeste par un coup de fil, une présence, une carte, voire un cadeau… bref un geste spontané. À mon sens, il n’y a rien de plus frustrant que d’apprendre longtemps après et par une tierce personne qu’un tel (qu’on pensait proche) s’est marié ou a eu un enfant sans qu’il ne nous en ait touché un mot. D’un autre côté, qu’est ce que c’est douloureux de partager la nouvelle d’une naissance de notre premier enfant à des personnes qui nous sont chères ou qu’on croyait amies, et qu’en retour on ne reçoit que le silence et l’indifférence.
Je ne sais pas si c’est ma perception des choses qui a changé depuis que j’ai un enfant, ou si c’est la sensibilité du monde qui a évolué sans moi… ou alors de tout temps je me serais trompée sur ces gens et cet évènement ne m’a permis que d’ouvrir les yeux ? Car on a si bien dit que celui qui n’est plus un ami aujourd’hui l’a-t-il jamais été ?
21:50 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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mardi, 10 mars 2009
Nom de code : Princesse :)
08:43 Publié dans Le Bonheur, Maternité | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
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samedi, 03 janvier 2009
Note d'humeur #12
Mea culpa. J'ai abandonné mon blog à son sort...
Et je n'ai eu aucun reproche en plus. Soit tout le monde a déserté les lieux (ce que je comprends tout à fait), ou alors on attend sagement que je revienne publier quelque chose ici, c'est ça ?
Je n'arrive pas à me résigner à fermer ce blog en fait. Je me dis que le moment est peut-être venu, maintenant que je ne suis plus accro et que mes lecteurs ont trouvé résidence ailleurs... Et que surtout, mon blog deco me tient suffisamment occupée pour l'écriture.
Je ne sais pas, j'attends encore un peu. L'envie d'écrire sur moi et ma petite personne (et ma petite famille) m'est passée en tout cas... Du moins pour le moment. La notion même de "MES RÉFLEXIONS DU MOMENT" me paraît dépassée. Bref, je cogite.
Bon eh bien, peut-être à bientôt alors...
18:34 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
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dimanche, 30 novembre 2008
Nos Enfants Nous Accuseront
La bande annonce du film sorti en salle le 5 novembre 2008.
5 petites minutes pour voir ce qu'on va léguer à nos enfants.
23:20 Publié dans Le Bonheur, Lectures | Cinéma | Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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samedi, 18 octobre 2008
Note d'humeur #11
Cela fait plusieurs jours, voire plusieurs semaines, que j'ai un blocage sur ce blog.
Pourtant j'ai toute une liste de sujets à aborder et à partager qui ne cesse de s'allonger. Mais quelque chose me retenait de passer à l'écriture comme avant.
J'en compris la raison ce soir, dans une lueur de lucidité. Alors que j'étais confortablement installée dans la pénombre de la chambre, allaitant mon bébé qui, paisiblement s'endormait. Je réfléchissais.
Alors brusquement, j'ai réalisé : je me trouvais bloquée parce que le lien que j'avais mis depuis longtemps sur mon blog déco qui pointait par ici me gênait maintenant sans que je ne me rendis compte de façon consciente. En fait, mon blog déco était devenu progressivement un univers professionnel, l'adresse URL figurant dans toutes mes correspondances reliées au journalisme et à la déco (offres de partenariat, réponses aux demandes d'informations, emails courants pour mes échanges en tant que journaliste rédactrice etc). Dans ma messagerie, j'avais créé une signature automatique avec mon nom suivi de l'adresse de mon site déco. Or dans ma page À propos, j'avais mis un lien vers ici au niveau de mon nom. Tous ceux donc qui voulaient bien fouiller un peu dans mes écrits tomberaient inévitablement ici !! Et de se savoir lue (ou en douter) par mes nouveaux "patrons" ou partenaires d'affaires pour ce qui est de mes sujets de réflexion (qui a tout du perso) m'incommodait indubitablement.
On l'a toujours dit : ne mélangeons pas vie professionnelle et vie privée. C'est inconfortable, délicat et constitue terriblement un frein pour l'inspiration. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas réalisé plus tôt. Et donc là j'ai tout simplement ôté le lien vers mon chez moi perso : ici.
Me voici donc de retour à la maison !
Et vous, vos patrons ou collègues savent-ils que vous bloguez ? Mêne si c'est en dehors des heures de bureau ?
:)))
12:43 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : humeur |
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vendredi, 16 mai 2008
La honte conjugale
Contre toute attente, le corps qui était sans vie et sans force se releva d’un bond. Un homme, un policier lui fit face. Grand et charpenté, il le dépassait largement d’une tête. Le mari réalise brusquement que c’est plus difficile quand on a un adversaire à sa mesure.
«Quand vas-tu enfin comprendre ?»
Le gouvernement québécois effectue régulièrement des campagnes sous forme de spots publicitaires contre la violence conjugale. Ils sont toujours saisissants comme celui que je relate ci-dessus. Mais la réalité cachée est autrement plus dure souvent. Les statistiques parlent d’elles-mêmes quant au nombre de victimes (déclarées) chaque année et à la nature des sévices. On privilégie davantage l’expression ‘violence conjugale’ plutôt que ‘femmes battues’ parce que les hommes aussi sont concernés, quoique dans une bien moindre mesure, mais aussi parce que la violence conjugale prend des formes diverses et perverses. Il n’y a pas que les coups qui font mal.
www.aimersansviolence.com
www.sosviolenceconjugale.ca
21:14 Publié dans Le Bonheur, Vivre au Québec | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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mardi, 22 janvier 2008
Non-Stress Test
Cela faisait effectivement deux ou trois jours que je ne sentais plus le bébé bouger dans mon ventre. Mais je ne l'ai véritablement réalisé qu'au moment de répondre aux rituelles questions de mon médecin lors de la visite désormais hebdomadaire. En effet son insistance me fit tilt, elle répéta la même question face à mon laconique "pas trop" en réponse à son traditionnel "Sentez-vous le fœtus bouger ?".
Au stade où je suis rendue dans ma grossesse, je devrais nettement sentir les mouvements du fœtus au moins 10 fois par jour, me dit-elle. Ben là... j'allais pas commencer à comptabiliser les petits coups du bébé et tenir un livre de comptes à ce sujet (me dis-je tout bas). Mais mon docteur semblait prendre ceci comme un problème autrement plus sérieux. Elle sort alors un petit bloc de formulaires roses, griffonne mon nom, signe en bas du petit papier cartonné et me le tend : Appelez là dès que possible, vous allez passer un N.S.T test (Non Stress Test) et ils me communiqueront les résultats.
Le Pavillon Hayes est attenant à la St-Mary's Hospital où je devrais normalement accoucher. Le bâtiment paraît cependant plus ancien et plus majestueux avec ses immenses colonnes à l'entrée, le plafond démesurément haut du hall, du marbre à maints endroits dans les couloirs et de fines boiseries dans les escaliers et autour des fenêtres. La Clinique des Femmes se situe au sous-sol, c'est ici que l'on fait passer le Non-Stress Test, auquel j'ai été invitée à me rendre IMMÉDIATEMENT. Je n'en croyais pas mes oreilles quand le lendemain de ma visite de chez le médecin j'ai appelé au numéro recommandé, l'infirmière me dit de venir tout de suite ! J'ai rarement obtenu un rendez-vous immédiat pour une consultation médicale, même en allant aux Urgences.
Le Non-Stress Test est en fait une résonnance magnétique associée à un électrocardiogramme du cœur fœtal. C'est le même dispositif qui est utilisé en salle d'accouchement tout au long du travail pour déterminer si le fœtus ne serait pas en détresse, ce qui nécessiterait une intervention médicale immédiate en salle d'opération pour le délivrer.
La dite infirmière m'installa donc confortablement dans un fauteuil style chaise longue avec un gros repose pied, tira tous les rideaux et fit passer deux genres d'élastiques larges autour de mon ventre. Puis elle place un petit boitier noir associé à une petite ventouse directement posée sur ma peau. Sur l'autre élastique, un fil est relié à un crayon magnétique qu'elle me met entre les doigts "Tu appuies dessus chaque fois que tu sens le bébé bouger". Le tout est relié à une machine semblable à une de ces vieilles imprimantes à aiguilles dans le temps. Quand tout est en place, elle démarre l'engin et, comme un écho venant du lointain, les battements du cœur de mon enfant encore en gestation emplirent la pièce. Ils étaient entrecoupés de bruits comme un froissement de papier, ce qui correspondait aux mouvements du bébé que je percevais à peine par moment. Et en fait, là résidait toute la question. Ou plutôt la réponse à la question : bébé bougeait tout à fait normalement mais je ne le sentais pas,... je ne le sentais plus.
Je suis restée comme ça à demi allongée, dans cette chambre confortable pendant 45 minutes. Mais je n'ai pas vu le temps passer. À écouter ce petit cœur tranquille et régulier avec ses petits mouvements discrets mais pourtant bien présents. Seulement quelques coups de pattes francs de temps en temps. Mon médecin avait donc raison. Sans doute, me disait-elle, je suis bien trop mobile et trop occupée dans mon quotidien... ce qui, dans mon océan d'activités, noient mes perceptions. Finalement, c'est comme un bon vin que l'on ne peut pleinement apprécier s'il est marié à un plat trop épicé. Ou une délicieuse mélodie de musique classique qui perd toute sa saveur au milieu de la cacophonie d'un univers trop bruyant.
01:55 Publié dans Le Bonheur, Maternité | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
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lundi, 22 octobre 2007
Prénoms excentriques
Ceux qui ont eu des enfants un jour sont passés par là : quels prénoms choisir ?
À ce sujet, il n’y a rien qui m’énerve plus que les parents qui, voulant être original, inventent de nouveaux prénoms. Je l’ai remarqué particulièrement ici au Québec dans quelques communautés d’immigrants, notamment chez certains haïtiens. Quelquefois ça donne des noms particulièrement ridicules à mon avis et ce n’est pas un service qui est rendu aux enfants qui auront à assumer plus tard leur identité et ‘originalité’.
Dans le même ordre d’idée, en voguant sur internet, j’apprends que d’autres parents plutôt que d’inventer un prénom, utilisent des grandes marques carrément. Ainsi aux États-Unis, il y a des petites filles qui s’appellent Ikea ou Nivéa et des garçons Canon ou Jaguar.
En France, un couple de marins Bretons aurait appelé leurs bébés jumeaux Babord et Tribord. Et un autre couple qui a eu deux jumelles a eu la fabuleuse idée de les appeler Soupline et Cajoline
Et enfin, du côté des parents férus d’informatique, un papa vient d’appeler son nouveau-né Google, tout simplement !
Et vous, comment s’appelle votre petit dernier ?
:)
21:15 Publié dans Le Bonheur, Maternité | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
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jeudi, 04 octobre 2007
Note d'humeur #7
Dans le silence de la nuit, je perçois les pulsations au rythme rapide et régulier.
Un instant j’eus une hésitation, le bruit est sourd et léger mais si distinct.
Je me concentre un peu plus alors et je porte l'autre main à mon cou pour rechercher le battement de mon propre cœur. Et là, tout devient clair : je perçois les deux battements distinctement. Celui de mon cœur est plus clair mais l’autre est presque deux fois plus rapide.
J’esquisse un sourire, puis je surprends un léger mouvement en retour.
J’attends un enfant. Nous avons déjà fait le choix de son prénom.
C’est une fille.
17:45 Publié dans Le Bonheur, Maternité | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
| Tags : Humeur |
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lundi, 01 octobre 2007
Automne
Automne
A pas lents et suivis du chien de la maison
Nous refaisons la route à présent trop connue.
Un pâle automne saigne au fond de l'avenue,
Et des femmes en deuil passent à l'horizon.
Comme dans un préau d'hospice ou de prison,
L'air est calme et d'une tristesse contenue ;
Et chaque feuille d'or tombe, l'heure venue,
Ainsi qu'un souvenir, lente, sur le gazon.
Le Silence entre nous marche... Cœurs de mensonges,
Chacun, las du voyage, et mûr pour d'autres songes,
Rêve égoïstement de retourner au port.
Mais les bois ont, ce soir, tant de mélancolie
Que notre cœur s'émeut à son tour et s'oublie
A parler du passé, sous le ciel qui s'endort,
Doucement, à mi-voix, comme d'un enfant mort...
Albert SAMAIN (1858-1900)
(Recueil : Au jardin de l'infante)

17:05 Publié dans Le Bonheur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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Avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi.
-Paul Auster

