lundi, 09 août 2010

Qui s'empoisonne ?

René Magritte (1898–1967) - The Son of Man, 1964Depuis quelques temps, je me rends compte que je suis de plus en plus entourée d’une nouvelle génération de bobos (bourgeois bohèmes) : jeunes cadres dynamiques, ingénieurs ou autres diplômés fraichement sortis des grandes universités, véhiculant une philosophie précise aux idées bien arrêtées sur un certain nombre de sujets... Ils ont tous une chose en commun : sous des allures décontractées (cheveux mi-longs et/ou barbe plus que naissant), ils roulent à vélo la plupart du temps et surtout, ils mangent tous bio et santé.

Je n’ai rien contre le principe. Je fais moi-même attention à ce que je mets dans mon assiette et ce que prépare pour mes proches. Il fut un temps, je me faisais un devoir de ne manger que des fruits et légumes bios, que je me faisais livrer au bureau. Dernièrement, alors que je me remettais en question à plusieurs niveaux, c’est tout naturellement que je me suis demandée pourquoi je ne recommencerais pas à soutenir les producteurs locaux et acheter mes fruits et légumes bios comme avant.

C’est dans cette optique que je discute avec l’un de mes fameux collègues bobos. Tant qu’à recommencer je voulais me renseigner sur les autres options disponibles et comparer prix et services. Il me communique donc le site internet de l’association avec laquelle il fait affaire. Mais à la différence de l’entreprise que je connaissais qui livrait à l’adresse qu’on voulait, dans son cas il fallait se rendre à un des points de chutes dans la ville, selon une tranche horaire imposée, chaque semaine. Cela ne faisait pas mon affaire. Mais je ne lui ai rien dit sur le moment.

Deux ou trois semaines plus tard, mon collègue au milieu d’une conversation se met à demander : « Qu’est-ce que tu as décidé pour tes légumes bios locaux ? ». Un peu embarrassée (je regrette de lui en avoir parlé) je lui explique que je ne me suis pas encore décidée. Voilà qu’il me répond froidement, non il ne plaisantait pas : « En attendant, tu continues à t’empoisonner en achetant au supermarché »

Inutile de dire que j’ai été interloquée. Mon sourire habituellement sincère a dû se figer. L’affirmation me paraissait aussi incongrue et exagérée que déplacée, sachant que l’individu en question est un fumeur invétéré. Qui de nous deux s’empoisonne le plus, moi qui ne mange pas bios systématiquement (seulement de temps en temps) mais ne fume pas. Ou lui mangeant exclusivement des fruits et légumes bios mais fumant son paquet de cigarettes par jour ?

Cela m’a amenée à une série de réflexions.

Pourquoi quelqu’un décide-t-il de manger bio ?
1. Pour le goût des aliments ? Si oui, bien que j’aie effectivement relevé une certaine différence dans la saveur des produits bios (notamment pour les pommes et bananes, peut-être aussi les pommes de terre), les papilles gustatives c’est comme nos autres sens : on s’habitue à tout. La différence qu’on remarque au début s’atténue avec le temps, pour devenir commune et banale par la suite. Je trouve donc plus avantageux d’acheter bio seulement occasionnellement pour me récompenser et mieux apprécier la différence à chaque fois.

2. Si on le fait pour soutenir les petits agriculteurs locaux. Il s’agit d’un geste louable qu’il faut souligner. Mais leurs prix bien plus élevés se justifient-ils pour autant ? Leur label bio est-il fiable à 100% ? Aussi, je suis convaincue qu’ils écoulent leurs produits par d’autres moyens que la vente directe, ce qui nous reviendrait à un moindre coût. En un mot, je pense qu’il faut être un idéaliste rêveur (qui se fait doucement avoir) pour continuer à acheter directement aux producteurs au vu des tarifs qu’ils nous imposent. En considérant le sujet sous cet aspect, il vaut mieux acheter bios au supermarché.

3. Enfin si on le fait pour notre santé, je doute que les produits bios soient si bénéfiques. En sachant qu’au Canada (et en Europe ou en Amérique du Nord en général) les standards de qualité pour l’alimentation vendue en supermarchés et différents marchés sont assez élevés, sans avoir à accéder aux produits bios. Ainsi quand on fait un rapide calcul, en admettant que le label bio soit réellement respecté (non utilisation d’engrais et produits chimiques, sans pesticides… voir définition de l’agriculture bio), le gain sur notre santé serait de quel ordre ? Peut-être qu’on observerait une amélioration de 1% par rapport à une alimentation ‘normale’ non bio. Mais d’un autre côté, si on allie une alimentation équilibrée (sans nécessairement être bio) avec une activité physique en faisant du sport sur une base hebdomadaire, et en s’abstenant de fumer, aux dires des médecins le gain sur la santé est facilement de l’ordre de 10%.
Qui est le plus gagnant sur tous les plans (santé et financier) ?

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lundi, 12 mai 2008

Trempette au Canada

Si je vous dis "Trempette", vous voyez quoi ? Une belle journée ensoleillée au bord de la piscine ? Vous vous dorez comme une anguille au soleil côté pile et côté face, un pied léchant nonchalamment la surface de l’eau. Une petite trempette dans l’eau, par une belle journée d’été ?

Non, au Canada, ce sont plutôt les légumes qui font trempette dans une espèce de sauce blanche avant de finir mâchouillés dans votre bouche qui aspire à ‘manger santé’ (à la mode bio, par les temps qui courent). Donc l'expression consacrée est "Trempette de légumes".

À chaque pays ses habitudes culinaires. Mais perso, j’ai été assez surprise quand j’ai, pour la première fois, vu que dans ce pays ils mangent CRU toutes sortes de légumes. Que ce soit pour un buffet-cocktail, le hors d’œuvre, en snack (oh pardon, en collation), ou carrément pour le lunch (dans la boîte à lunch, ou dans des sacs plastiques Ziploc), Je le disais, presque tous les légumes y passent : carotte, céleri, choux-fleurs, courgette, brocoli, tomate, poivron vert, rouge… Coupés en bâtonnets tout simplement (comme sur la photo).

Et la sauce trempette est de mise quand c’est possible (sinon ils mangent ça sans, comme ça... tout crû :P). Soit vous l’achetez toute préparée au supermarché (à 3$ ça vaut la peine et de nombreux choix de saveurs (ranch, french onion, bbq, cheddar, veggie…)) ou alors, pour les plus grano-bio-j’aime-les-faits-maisons, on la fait soi-même. La recette est simple (fortement inspirée de celle de iga.net)
Bon appétit (si manger crû vous dit)

Trempette aux fines herbes

  • 125 ml (1/2 tasse) de fromage à la crème léger --(crème fraîche en France)

  • 125 ml (1/2 tasse) de yogourt nature --(yaourt on dit en France :P)

  • 30 ml (2 c. à soupe) de ciboulette hachée

  • 5 ml (1 c. à thé) de thym haché finement

  • 5 ml (1 c. à thé) de sauge hachée finement

  • Au goût : sel et poivre


  • Mélangez tous les ingrédients ensemble et dégustez avec vos crudités favorites.


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    jeudi, 30 août 2007

    Mousse aux escargots



    Je rentrais du travail un soir quand j'ai entendu cette recette à la radio.
    Une idée futée pour compléter une entrée ou un apéro !

    Ingrédients :
    1 boîte de 4 oz d'escargots, rincés (113g)
    1/2 tasse de beurre (100g)
    3 gousses d'ail écrasées
    1 c. à soupe de vin blanc
    4 oz. de fromage Philadelphia (125g)
    2 échalottes hachées
    1/4 tasse de persil frais haché (2 branches)
    1 pincée de poivre

    Recette :
    Faire fondre 1/4 de tasse de beurre (50g)
    Ajouter l'ail écrasé, le vin et les escargots dans une poêle
    Laisser mijoter 5 minutes
    Ajouter le reste du beurre et le fromage Philadelphia coupé en cubes
    Ajouter échalottes, persil et poivre
    Ajouter la préparation d'escargots dans un robot culinaire ou dans un blender (mixeur) jusqu'à ce que le mélange devienne homogène
    Placer au frigo pour affermir la mousse
    Étaler sur biscottes et servir!
    (avec un vin blanc ou rosé bien frais :))

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    jeudi, 18 janvier 2007

    100% Végétarien

    Non, je ne suis pas végétarienne. Du moins, pas encore. :)
    Mais samedi dernier, j'ai eu à relever deux défis. D’abord de recevoir à souper 6 personnes (rien d’exceptionnel jusque là) puis de faire à cette occasion, un repas 100% végétarien.
    En fait, tout a commencé quand l’une de mes invités, au moment de confirmer sa venue (donc 3 jours avant) me précise qu’elle est végétarienne. :S
    Mais elle s’empressa aussitôt de me rassurer en disant qu’elle n’est pas difficile (« I am not picky », elle est anglophone), qu’elle pourra se contenter d’une petite salade verte !

    Je ne me découds pas pour si peu, hein ?! Voici une occasion rêvée de servir un repas entièrement végétarien, n’est-ce pas ? Les invités arrivant à 18h, j’ai passé tout mon samedi après-midi aux fourneaux :D
    Au menu donc :

    ENTRÉE : Rouleaux de printemps

    Spring Rolls
    • Feuilles de riz
    • Pousses de soja
    • Feuilles de menthe fraîche
    • Feuilles de coriandre fraîche
    • Crevettes (achetées crues, je fais bouillir de l’eau salée, puis je l’enlève du feu et je ‘jète’ les crevettes dedans, que j’enlève presque immédiatement après)
    • Sauce spéciale Rouleaux de printemps

    PLAT PRINCIPAL :
    Steaks sans viande aux poivrons

    Je fais revenir vivement les ingrédients :
    • Steaks à base de champignons et soja (je découpe en carrés)
    • Poivrons rouges et verts
    • Oignons
    • Ails
    • Champignons variés séchés (ramollis dans l’eau)
    • Je mets aussi des feuilles de coriandre (vendue en grosse botte, donc il en reste après les rouleaux)
    • Je laisse mijoter le tout pendant 15 minutes, les poivrons doivent rester croquants

    Crevettes au curry
    • Oignons que je fais revenir à la poêle
    • Puis je mets l’eau des champignons (ci-dessus)
    • J’assaisonne de curry assez généreusement
    • J’ajoute du piment Tabasco (au goût)
    • Je laisse réduire doucement pendant 10 minutes
    • Puis hors du feu, j’ajoute les Crevettes crues


    ACCOMPAGNEMENT :
    Gratin de choux-fleurs

    Choux-fleurs
    • 1 gros choux-fleurs (en morceaux grossiers que je cuits à la vapeur en 15 min)
    • Puis, je les mets dans un plat à lasagne. Dans un bol, je bats 2 œufs et j’ajoute 250 ml de crème fraîche (crème sure au Québec)
    • Sel, poivre, Fromage râpé (et Parmesan pour les italo-connaisseurs :))
    • Je verse la préparation sur les choux-fleurs. Cuisson au four pendant 30 min à 190ºC

    Riz sauvage

    • Mélange de Riz bruns
    • Herbes de provence, Sel, Poivre
    • 2 volumes d’eau pour 1 volume de riz


    PLATEAU DE FROMAGE :

    • St-André
    • St-Aubin
    • Bleu danois Rosenborg
    • Caprice des Dieux
    • Oka (Fromage québécois à pâte ferme et la peau orange, ressemblant étrangement au Rouy)


    DESSERT : Coupes de fruits rouges
    Que des fruits frais :

    • Mûres
    • Cerises
    • Myrtilles
    • Fraises
    • Framboises
    • Dans un bol, je mélange un grand pot de yaourt brassé (Liberty) à la pêche, de yaourt nature et du miel. J’en verse dans chaque coupe, les fruits par-dessus, encore une cuillerée du mélange blanc et un filet de miel. Le résultat est superbe !


    Voilà !
    Mes invités, qui ont apporté le vin, semblaient satisfaits de la soirée !!
    Donc si ça peut vous donner des idées :)

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    jeudi, 02 novembre 2006

    Urgent : vos idées de recettes ?

    Idées de recettes

    Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais en matière d’idées recettes, je suis souvent à cours d’inspiration. Car la cuisine, c’est comme faire son lit. Tous les matins, on recommence à chaque fois mais on n’a pas le choix, n’est-ce pas ?! Sauf que pour le lit, je ne cherche pas à innover !!

    Bon, vous l’aurez compris, je fais appel ici à vos habitudes en la matière. Partager les idées pour évoluer et un peu d’inspiration, gagner.

    Je parle de recettes pour tous les jours, pas pour les jours de fêtes ou quand on reçoit. Dans ces moments-là on dispose de plus de temps et on cherche à faire des exploits parfois. Je ne recherche pas forcément des recettes ultra-rapides, mais surtout des idées simples, que malheureusement on oublie quand on reste dans nos habitudes culinaires.

    Parlons donc de mes habitudes à moi, puis vous me livrerez les vôtres.

    Voici ce que j’ai tendance à cuisiner semaines après semaines.
    Je les classe en deux catégories :

    1. Les recettes qui demandent une longue préparation (souvent mijotées) mais qui me permettent d’avoir de quoi pour plusieurs repas. En effet, je les mets dans des tupperwares par 2 portions et je les congèle. Ainsi pour les jours où il y a urgence, on ne mange pas du fast food mais de vrais plats à saveur. Dans cette catégorie, j’ai le bœuf bourguignon, la blanquette de veau et autres viandes mijotées. Je mets aussi dans cette catégorie, bien que je ne les congèle pas, les lasagnes que je décline dans toutes les saveurs : végétariennes, au saumon ou traditionnelles à la viande hachée (plus rarement). Le temps passé à les préparer est amorti je dirai, car ça me fait souvent en moyenne 4 repas.

    2. Les recettes faciles et rapides. Je cuisine beaucoup les filets de poissons surgelés. Un oignon émincé que je fais revenir à la poêle, puis éventuellement quelques champignons tranchés et/ou du poivron. Et je dépose dans la poêle les tranches de poissons, assaisonnées et parfumées au cumin, fines herbes ou curry. Mijoter 5 minutes et le tour est joué.
    Il y a aussi toutes les déclinaisons de salades (trois ingrédients au choix dépendamment de ce que j’ai dans le frigo : laitue, tomates, feta, concombres, olives, artichaut…) accompagnées de protéines : saumon fumé, sardines en boîte, jambon, dinde tranchée…
    Puis dans le même esprit, toutes les idées d’omelettes apprêtées dans tous les sens !

    J’ai aussi découvert récemment une recette de Veau parmesan ultra-rapide (préparation facile, pas de four). Une remarque cependant : toujours opter pour une viande de première qualité. Disposer sur l’espace de travail 3 assiettes creuses. Dans la 1ère, mettre la farine. Dans la 2ème, casser et battre 2 œufs entiers. Dans la 3ème, de la chapelure mélangée à du parmesan râpé et poivrer (ne pas saler). Passer les filets de veau dans chaque assiette d’ingrédient, en imprégnant les deux côtés, pour finir dans la poêle avec de l’huile d’olive bien chauffée. Surtout utiliser une fourchette pour manipuler la viande car ça envahit vite les doigts. Une fois dorée des 2 côtés, poser sur du papier absorbant. Saler juste au moment de servir. Je n’ai jamais raté cette recette et elle a l’avantage de ne pas contracter la viande de veau (qui garde sa taille originale). On peut aussi la réaliser avec des escalopes de poulet finement tranchées.

    Voilà quelques unes de mes idées de recettes de tous les jours.
    Je suis impatiente de m’inspirer des vôtres.

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    mercredi, 13 septembre 2006

    Patates pilées

    Pommes de terreC’est en venant vivre au Canada que j’ai redécouvert le délice de la vraie purée avec de vraies pommes de terre. Ici au Québec, ils appellent ça des patates pilées !

    Les québécoises s’étonnent d’entendre dire que dans le pays de la fine gastronomie que symbolise la France, on fait encore la purée à partir de poudre séchée ?
    La recette des pommes de terre pilées est pourtant ultra-simple. Je la trouve plus bio et naturelle puisque sans conservateur et autres additifs. Et le résultat dépasse largement le goût obtenu par la traditionnelle ‘mousseline’ dont j’ai été habituée toute ma première vie.

    • Prenez de belles pommes de terre.
    • Les laver, ne pas éplucher.
    • Coupez en deux ou en quatre en fonction de leurs tailles
    • Les mettre dans une grande casserole.
    • Remplir d’eau jusqu’à les couvrir légèrement.
    • Mettre sel et poivre
    • Faire bouillir ainsi avec la peau (je ne sais pas combien de temps il faut pour cuire des pommes de terre, avis aux lectrices cuisinières assidues ?!!!)
    • Une fois cuites, égouttez puis épluchez (plus rapide quand les patates sont cuites que crues ;-)
    • Dans un grand plat, écrasez les pommes de terre avec une grosse fourchette ou, idéalement, un presse-purée. Pressez à la consistance voulue.
      Personnellement, je l’aime avec quelques morceaux grossiers et pas trop lisse.
    • Selon le goût, rajouter du lait, de la crème fraîche et/ou pour les québécoises,
      de la crème sure (sour cream).Purée de pommes de terre
    Puis servez.

    Miam !!

    Vous pouvez ensuite apporter des variantes comme avec la purée traditionnelle. Comme ajouter de la viande hachée et des oignons que vous avez préalablement fait revenir. Ou encore faire gratiner le tout au four.

    Re-miam !!!

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    mercredi, 05 avril 2006

    Quelques considérations sur les fruits

    Fruits Rouges - Cathy Doutreligne

    Mon mari entretient une étrange relation avec les fruits. Quand on lui demande s’il aime les fruits, invariablement, il aura un moment d’hésitation, avant de répondre « eh bien,… ça dépend ».

    En fait, il est incontestable qu’il aime les fruits. Il en mange même l’équivalent de plusieurs kilos par jours (mais ça, il ne le réalise pas). Cependant, le détail qui a toute son importance, c’est que pour lui, il faut que les dits fruits soient apprêtés avant d’être consommés.

    Mis à part la banane ou les cerises qu’il acceptera sans préparation, les autres doivent être, soit découpés en morceaux et disposés dans un récipient comme une salade de fruits, soit (et c’est encore mieux à son goût) cuits d’une manière ou d’une autre.

    Mes (bientôt longues) années de pratiques à apprêter les fruits m’ont donc permises d’explorer les différentes façons et techniques pour tirer le meilleur parti de ce fabuleux aliment.
    Bien que personnellement, je consomme quotidiennement beaucoup de fruits bruts (je dirais), c’est avec beaucoup de plaisir que, plusieurs fois par mois, je concocte des compotes, marmelades ou autres confitures. Je prends tout autant de plaisir à choisir les fruits et à varier au gré des saisons. En général, j’achète de quoi remplir une petite marmite (environ 10 lbs ou 5 kg de fruits). J’ai aussi découvert que le même fruit se comporte différemment selon que je les choisis plus ou moins murs. Sans vous parler des mélanges que je fais : poires/pommes, fraises/rhubarbe…ou encore des additifs que j’ai trouvés : essence ou extrait de vanille, écorce de cannelle… Ensuite, une fois cuits, je les mets dans des pots Masson de 1 litre (bocaux en verre) que je dispose dans le réfrigérateur. En moyenne on consomme un bocal tous les 2-4 jours.

    Tout compte fait, sans vraiment s’en rendre compte, mon mari mange ainsi des fruits à tous les repas !
    Mais au fait, sauriez-vous expliquer la différence entre la compote, la confiture, la marmelade, etc… ?


    CONFITURE : n.f. - Fruits coupés ou entiers qu’on fait cuire dans du sucre pour les conserver. Ou encore aliments bouillis et conservés dans le sucre, en plus des traditionnelles confitures : il y a aussi les pâtes de fruits, fruits confits… Notez que normalement il n’y a pas d’addition d’eau dans la confiture. En règle générale, il y a 50% de fruits et 50% de sucre.

    COMPOTE : n.f. - Entremets fait de fruits coupés ou écrasés, cuits avec de l’eau et un peu de sucre. L’ensemble est cuit longuement à feu doux pour obtenir une consistance moelleuse, voire à obtenir un épais liquide (d’où le verbe ‘compoter’, compoter des tomates). Notez la présence de l’eau dans la compote, et la quantité de sucre bien inférieure à ce qu’on met pour la confiture. (Mon mari a une préférence pour la compote, car moins sucrée).

    GELÉE : n.f. - Préparation à base de jus de fruits riches en pectine, cuits avec du sucre, qui se coagule en se refroidissant : gelée de coings, de pommes.

    MARMELADE : n.f. - À la base, il s’agit d’une préparation de pulpe de fruits écrasée et cuite avec du sucre : marmelade de coings. Cependant, on appelle aussi marmelade, une confiture à laquelle on ajoute des zestes très fins d’oranges. C’est le cas de la marmelade d’oranges.

    COMPOTÉE : n.f. - Préparation culinaire qui a la consistance d’une compote : compotée d’oignons au gingembre (miam)

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    dimanche, 12 mars 2006

    Crème au chocolat, fraises et rhum

    Crème au chocolat

    Voici une superbe recette facile de dessert au chocolat que je viens de trouver. On était chez des amis samedi soir et quand Amélie nous a servi les coupes à la fin du repas, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander … la recette. Pour la partager avec vous, bien sûr :D
    Les fraises sont accessoires mais donnent beaucoup de couleurs et un air de fête. Avec les fraises, ça devrait ressembler à ceci.

    Pour 6 personnes
    Préparation : 10 min
    Cuisson : 3 min
    Réfrigération : 1 à 2 heures


    Ingrédients :
    -100g de chocolat noir, cassé en morceaux
    -150 ml de crème fraîche liquide (ou crème 15% pour les québécois)
    -300 ml de crème fraîche épaisse (ou crème 35%, voir commentaires)
    -3 cs de sucre glace, tamisé
    -2 cs de rhum blanc (ou Bailey's ou autre alcool fort)
    -Copeaux de chocolat pour la décoration
    -12 Fraises entières (ou autres fruits pas juteux)

    1) Dans une casserole sur un feu très doux, mettre le chocolat et la crème fraîche liquide. Faire chauffer très lentement jusqu'à ce que le chocolat fonde et remuer jusqu'à l'obtention d'une consistance homogène. Retirer du feu et laisser refroidir

    2) Mettre la crème fraîche épaisse dans une jatte et fouetter à l'aide d'un batteur électrique, en évitant qu'elle devienne trop ferme.

    3) Incorporer le rhum (ou l'alcool que vous avez choisi), le sucre et la préparation à base de chocolat, en évitant de trop fouetter.

    4) Nettoyer et découper grossièrement la moitié des fruits (6 fraises) et les répartir au fond de chaque récipient : 6 ramequins ou mieux encore des verres à Martini (pour plus d’effet au moment de servir ;-).

    5) Répartir la préparation au chocolat sur les fruits, couvrir de film transparent et mettre au réfrigérateur 1 à 2 heures.

    6) Faire les copeaux de chocolat (à la râpe), en parsemer les crèmes. Décorer avec une fraise dans chaque coupe si vous le voulez, et servir.


    REMARQUES IMPORTANTES, après réalisation de cette recette :

    • CHOCOLAT : avant toute chose, soyez certains que vos invités apprécierons le chocolat noir (qui a un goût amer caractéristique). Si vous avez un doute, optez sans hésitation pour le CHOCOLAT AU LAIT. Ainsi, vous ne prendrez pas de risque. Personnellement, j'aime le chocolat noir mais ce n'est pas le cas de la majorité des gens.

    • SUCRE : j'ai remarqué qu'en mettant 2 fois plus de sucre que ce qui est recommandé dans la recette, les enfants trouvaient que ce dessert n'était pas assez sucré !! Vous pouvez donc le sucrer davantage, selon le goût.

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    jeudi, 09 mars 2006

    Charlotte rose aux fruits rouges

    © Cuisine et Vins de France

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    mardi, 21 février 2006

    Choux de Bruxelles à la milanaise

    En achetant un sac de choux de Bruxelles frais et bio, j’ai remarqué une petite recette imprimée sur l’emballage, au-dessus de l’étiquette des valeurs nutritives. Trouvant cette recette très simple et l’ayant essayée avec succès, je vous la recommande ci-après.

    Elle s’applique à la quantité de choux de Bruxelles que vous voulez.



    CHOUX DE BRUXELLES À LA MILANAISE

    Après avoir lavé les choux de Bruxelles, faîtes-les cuire à la vapeur. Ou les étuver en les mettant dans une casserole avec du beurre fondu et un peu d’eau salée (ou du bouillon), puis couvrir et laisser cuire à feu moyen jusqu'à ce qu'ils soient cuits mais toujours croquants (environ 10 min ou moins en fonction de la quantité).

    Dans une poêle mettre 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Il faut que l’huile soit bien chaude.

    Faire revenir les choux de Bruxelles jusqu’à ce qu’ils brunissent.

    Avant de les ôter, saupoudrer de chapelure et de parmesan. Rectifier le sel si nécessaire.

    Servir chaud comme accompagnement ou seuls : c’est délicieux.


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