jeudi, 26 juin 2008

L'été 2008 des Québécois

Que prévoyez-vous de faire cet été ?
Les Québécois quant à eux prévoient en premier lieu de visiter… le Québec !
Selon les dernières statistiques basées sur les guides touristiques vendus ces derniers mois, les régions du Québec, vastes et diversifiées restent la destination préférée des canadiens francophones. Puis suit le nord-est des États-Unis avec New York, Washington, le Vermont que les québécois affectionnent particulièrement, de par leur proximité mais aussi la force du dollar canadien en ce moment par rapport à l’américain.

Et enfin, la France reste une destination phare, toujours dans le tiercé gagnant chaque année. Normal, en tant que fervents francophones, on ne se refait pas hein ?! Les Québécois n’ont de cesse de répéter que la France, aussi petite soit-elle (10 fois plus petite que le Canada) offre une diversité de paysages, de cultures et de gastronomie si riches qu’on ne finit pas d’en faire le tour.

Nous cette année, comme pour faire écho à cette étude, on visite le Québec qu’on n’a pas fini d’explorer après cinq ans passés dans ce pays. Il y a des régions qu’on a à peine effleurées, d’autres où on n’a jamais mis les pieds. Bref, de quoi nous obliger à passer plus de temps le nez dehors que suspendu devant son ordi !

Vive l’été !


Palmarès :

1. Le Québec
2. Le nord-est des États-Unis
3. La France
4. L'Italie du Nord
5. Paris
6. Le Sud-Ouest américain
7. Provence-Côte d'Azur
8. Disney World
9. L'Ouest canadien
10. Le Royaume-Uni
11. La Grèce
12. La Chine
13. L'Espagne
14. La Corse
15. L'Italie du Sud

vendredi, 16 mai 2008

La honte conjugale

«Vas-tu enfin comprendre ?» La violence du coup était telle qu’elle tituba, puis tomba à la renverse, la tête venant cogner contre le mur attenant. Puisant dans ses dernières ressources, elle trouva pourtant la force de se relever doucement en s’appuyant le long du mur derrière elle. Le peu d’amour propre qui lui restait au fond d’elle lui intima de relever la tête, de le regarder dans les yeux, de soutenir le regard de cet homme qu’elle a aimé et pour qui elle a tout quitté. Mais lui n’a rien vu de tout ça, percevant uniquement une insolence de plus dans cette dernière attitude. «Mais quand vas-tu donc comprendre ?» Vlan, cette fois-ci, il ne lui laissa plus aucune chance de se relever. Pendant trois secondes, il regarda sans bouger le corps gisant à ses pieds.

Contre toute attente, le corps qui était sans vie et sans force se releva d’un bond. Un homme, un policier lui fit face. Grand et charpenté, il le dépassait largement d’une tête. Le mari réalise brusquement que c’est plus difficile quand on a un adversaire à sa mesure.
«Quand vas-tu enfin comprendre ?»

Le gouvernement québécois effectue régulièrement des campagnes sous forme de spots publicitaires contre la violence conjugale. Ils sont toujours saisissants comme celui que je relate ci-dessus. Mais la réalité cachée est autrement plus dure souvent. Les statistiques parlent d’elles-mêmes quant au nombre de victimes (déclarées) chaque année et à la nature des sévices. On privilégie davantage l’expression ‘violence conjugale’ plutôt que ‘femmes battues’ parce que les hommes aussi sont concernés, quoique dans une bien moindre mesure, mais aussi parce que la violence conjugale prend des formes diverses et perverses. Il n’y a pas que les coups qui font mal.

www.aimersansviolence.com

www.sosviolenceconjugale.ca



lundi, 21 avril 2008

Le travail des enfants

La société nord-américaine me fait parfois rire. Elle veut donner des leçons au reste du monde et prétend être un exemple de qualité de vie. Mais elle est pleine de contradictions.

Tenez, l’autre jour, je fais mes courses chez Maxi & Cie, une grosse chaine d’hypermarchés au Canada. Arrivée à la caisse, je vais pour ranger mes articles quand un enfant de 10 ans (12 ans max) me demande si je veux bien qu’il emballe mes courses. Je le regarde et je constate qu’il porte un autocollant sur son tee-shirt rouge. Ils sont une bonne dizaine, un à chaque caisse, ils travaillent pour ramasser des fonds pour leur école, pour un projet trucmuche (il y a toujours une bonne raison). Évidemment, il me demande avant de se jeter sur mes courses pour avoir la garantie que je donnerai la pièce après, idéalement un ou deux pièces de 2$.

Une autre fois, c’est au Cinéma Guzzo. Tous les guichets sont tenus par de jeunes ados qui commencent à 14 ans. Cette fois-ci, ce n’est pas exceptionnel. Il parait qu’ils font ça l’été et qu’il leur faut l’autorisation des parents à cet âge-là. Parce qu’à 16-17 ans, plus besoin d’autorisation, c’est commun. D’ailleurs presque tous les jeunes à 18 ans travaillent déjà dans ce pays, au moins l’été. Chez Mac Do, chez Tim Hortons, dans les magasins de vêtements et même comme réceptionniste ou coursier dans les bureaux.
Quand ce n’est pas des oranges ou du chocolat qu’ils vendent à qui veut bien acheter.

On plaint les pays du tiers-monde qui font travailler leurs petits. On se dit pays développés à haut niveau de vie. Mais le système est tellement orienté vers l’argent et la société de consommation qu’on ne trouve rien à redire au travail des enfants quand ça se passe chez nous ? Peut-être parce qu’ils le font volontairement et qu’ils disposent de leur argent ? Mais pour moi, les parents qui laissent faire ici, c’est assez comparable au comportement des parents dans les pays qui exploitent les enfants. À la limite, eux le font pour survivre tout simplement.

mercredi, 16 avril 2008

Pourquoi immigrer au Canada ?

Le Canada est un des derniers pays riches à avoir encore ses frontières ouvertes potentiellement à tous les candidats à l’immigration. Le statut de Résident permanent s’obtient selon un système de points, des critères objectifs qui mettent en valeur la formation mais aussi l’expérience professionnelle, l’âge, les langues parlées… un point fort dans un domaine pouvant compenser les autres atouts manquants.
Les raisons de cette politique ? Le taux de natalité serait trop bas, il faut peupler le pays par d’autres moyens. Car à ce rythme-là et avec la vitalité économique, on en viendrait à manquer de main d’œuvre active dans quelques années!

Mais après tout, pourquoi immigrer au Canada ?

La réponse varie en fonction du pays d’origine du répondant. Celle de ceux qui viennent de l’hémisphère sud diffère habituellement de ceux qui sont ressortissants des pays dits-industrialisés. On comprend facilement les motivations des premiers; on quitte, souvent à regret, son pays natal pour des raisons économiques, parfois mais plus rarement en tant que réfugiés. L’emploi, le système de santé, la scolarité, le logement, la sécurité… enfin la vie quotidienne en général, tout est mieux ici. Pour la plupart d’entre ceux de cette catégorie, le Canada est la terre promise, une aubaine à ne pas rater, inespérée. Surtout le système de santé est le paradis pour eux, inégalé. Les statistiques démontrent que ce type d’immigrants a tendance à rester au pays définitivement.

Pour la deuxième catégorie, venir vivre au Canada est un choix volontaire. Rarement la dernière option dans la liste de leurs projets. En effet, ceux qui viennent de France, de Suisse, de Belgique, d'Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, etc… quittent des conditions de vie similaires à ici. Ils ne viennent donc pas pour trouver un niveau de vie plus élevée ou plus confortable forcément. Ils doivent même souvent recommencer à zéro au Canada professionnellement, même s’ils peuvent ensuite progresser beaucoup plus vite et retrouver le grade équivalent à ce qu’ils ont laissé. Non, ils ont d’autres motivations que celles purement économiques : elles seraient culturelles, l’envie de vivre la différence, de relever d’autres défis professionnels, l’attrait de l’Amérique du Nord (le rêve américain?), être confrontés à une autre mentalité, se dépasser sous d’autres cieux et aussi avoir l'occasion de pouvoir s’adapter à des saisons extrêmes. Plusieurs d’entre eux veulent aussi prendre du recul par rapport à la famille proche, tout en évoluant dans un univers qui présente quand même des avantages sur le plan social. Les Canadiens croient d’ailleurs qu’ils ont le meilleur système de santé au monde –parce qu’ils ne connaissent pas le système français ou belge :) Le système canadien est tout de même très intéressant, surtout associé aux assurances privées financées par l’employeur.

On comprend donc facilement que ce deuxième type de candidat à l’immigration considère leur choix comme rarement définitif. Il n’écartera jamais l’éventualité de retourner chez lui, ce qui arrive assez souvent dans les faits après quelques années, après seulement quelques mois pour certains. Le gouvernement canadien reste muet volontairement quant au nombre de retours des immigrants dans leur pays d’origine, considérant ce fait comme étant un échec de l’immigration.

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Ressources :
Immigrants canadiens selon leur pays de naissance : sur Statistiques Canada
Répartition par catégories de 1980 à 2006 : Citoyenneté et Immigration Canada
Profil et évaluation pour l'immigration : sur Immigration.ca

jeudi, 27 mars 2008

Fin de saison à Montréal

L’hiver n’en finit plus de s’éterniser. L’humeur du plus grand nombre, quant à elle, achève de s’étioler. On est tous tannés, tannés, tannés… de pelleter la neige, de ce blanc-gris paysage, de ces arbres squelettiques et ratatinés. Même les amoureux de la blanche saison s’impatientent et trouvent ça long.

Cette année, ma région du Québec a connu 29 tempêtes de neige pour la saison, entrainant un cumul de plus de 2 mètres de neige au sol pour Montréal, parfois 3 mètres en région. Les dépôts à neige sont tous saturés à tel point qu’on ne sait plus où l’entreposer. Pourvu qu’il n’y ait pas une autre tempête, une dernière en prime ! Un nombre important du matériels de la Ville de Montréal sont hors d’usage aussi (camions et pelleteuses de déneigement). Ils ne sont pas faits pour ça. Trop de neige, devenue des blocs de glace à maints endroits qu’il faut alors gratter et moudre quasiment.

Bref, une saison pourrie et on a tous besoin de passer à autre chose. Mais pas d’amélioration prévue avant quelque temps. Le thermomètre continuera encore à flirter insolemment autour de 0 selon les prévisions.

Un seul point positif au tableau : c’est les méga-soldes dans les magasins. Achetez le manteau que vous aviez repéré en début de saison, il est bradé à 70%. Parfois au prix coûtant. Au Canada, j’ai appris qu’ils ne retournent pas les invendus. Un jour ou l’autre, tout article restant est vendu à rabais. Enfin,… s’il reste votre taille (on peut toujours rêver).


mardi, 18 mars 2008

Dictée des Amériques

Samedi dernier, j’ai participé à la dictée des Amériques. J’ai tapé mon texte en ligne en écoutant la dictée diffusée en direct à la télé depuis la ville de Québec qui, d’ailleurs, fête cette année la 400ème année de sa fondation. Ensuite, à la fin de la dictée, on soumet son texte et le site internet le passe en revue et relève vos fautes dans la minute qui suit.

Cela faisait hyper longtemps que je ne m’étais pas adonnée à l’exercice d’une dictée. J’ai retrouvé cette sensation agréable produite par le désir de faire un sans-faute, ce sentiment de perfectionnisme dans l’écriture et l’orthographe que seuls peuvent ressentir les amoureux d’une langue. Sentiment qui a tendance à disparaître d’ailleurs avec l’ère de MSN et autres SMS… ou tout simplement mis à l’écart trop souvent dans une région comme le Québec, francophone certes mais pas toujours francophile dans la pureté de la langue et du verbe :(

Bon, trêve de verbiage, pour qui ça intéresse, on peut toujours faire la dictée 2008 en ligne, ainsi que celles des années précédentes. Pour ma part (et pour dire toute la vérité), j’ai fait six fautes. Elles m’ont permis de découvrir ma méprise sur l’orthographe de certains mots et disons-le, faire aussi la connaissance de mots qui m’étaient inconnus.

Voici donc les mots sur lesquels j’ai trébuché :
- avec son content de contradictions (j’ai toujours été convaincue que ça s’écrivait ‘comptant’, en référence à l’expression ‘en avoir pour son compte’)
- quatrain (j’ai fait l’erreur d’écrire ‘quatrin’ en pensant à ‘alexandrin’)
- ornithorynque
- hyacinthe
- ypérite (pour ces 3 derniers, j’ai inversé l’utilisation du i et y)
- quoi qu’on en pense (faute bête, j’ai écrit ‘quoiqu’on en pense’, allez savoir pourquoi !)

En tout cas, ça ravive mon amour pour la langue française et confirme mon souci de veiller à toujours utiliser le mot juste et bien orthographié.

:)

vendredi, 07 mars 2008

Les villes américaines les plus attirantes

Une étude du Conference Board of Canada révèle que Calgary est la ville la plus attirante du Canada, sur la base des sept critères suivants : Économie, Innovation, Environnement, Enseignement, Services de santé, Société et Logement.

La même étude effectuée aux États-Unis avec les mêmes critères a placé Washington en première position. Les bloggers qui résident dans cette ville peuvent certainement témoigner de la qualité de vie qu’ils ont là-bas ;) Austin au Texas est classée numéro 2.

En tout cas, pour ce qui est de Calgary, tout le Canada fait l’écho depuis ces dernières années du boum économique que connaît cette ville et qui attire non seulement les candidats les plus talentueux pour occuper les emplois dans la technologie de pointe mais aussi les entreprises qui investissent pour y implanter leurs filiales ou carrément leur siège social.

Mais cette étude met aussi en avant la qualité de vie et le caractère multiethnique de ses habitants. C’est en raison de ce dernier point que Montréal se place en 14ème position seulement car jugée pas assez diversifiée dans l’éventail de sa population. Pourtant je vous assure que la métropole est déjà très cosmopolite avec un grand respect des différences. J’imagine donc que Calgary doit être vraiment fascinante pour se détacher à ce point. Toronto qui se situe à la 2ème place est déjà très frappante dans la diversité de sa population et cultures. Tout visiteur à Montréal constatera déjà la grande facilité pour se loger : on choisit son quartier et ensuite il y a beaucoup de choix de logements. Nul besoin de caution, de loyers payés d'avance ni de justificatifs de paye... L'emploi est relativement facile aussi, comparé à ce que j'ai connu ailleurs notamment en France (mais ce sujet est plus controversé;).

Pour former le trio de tête de cette étude, Vancouver est classée 3ème du palmarès.

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Ressources :
Article de la Presse Affaires
Article et classement des villes, CNW GROUP, Conference Board of Canada (anglais)
Site officiel de la ville de Calgary (anglais)
Mes analyses sur la ville de Toronto : Toronto, The Business City
Toronto, No Man's Land

mardi, 04 décembre 2007

Faits d’hiver

La nuit, tous les chats sont gris…
Eh ben sous la neige, toutes les autos se ressemblent !

Nous avons connu notre première tempête de neige hier sur Montréal. 30 à 40 cm sont tombés, pour le grand bonheur des enfants et des skieurs. Mais du point de vue pratique, il faut pelleter pour pouvoir dégager la voiture.

Surtout se souvenir où on l’a stationnée depuis la veille car elles se ressemblent toutes sous leur manteau blanc. On peut deviner par sa taille mais sinon gratter un peu pour voir la couleur avant de commencer à pelleter pour la libérer et partir :D

Bon ben, bonne saison d’hiver à tous !!

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Photos sur Journal de Montréal
Photos sur Cyberpresse (La Presse)

jeudi, 29 novembre 2007

Note d'humeur #8

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Il fait un temps magnifique, un ciel dégagé d’un bleu azur, un soleil éclatant avec un paysage déjà blanc. Mais… il fait froid ! C’est en fait deux paramètres indissociables pour la saison hivernale au Canada : les journées les plus ensoleillées sont les plus froides dans ce pays, moins 10ºC en l’occurrence aujourd’hui (oui oui 10 degrés en-dessous de zéro).

f907afe7b89af9e5a4f8c77d81d28dc3.jpgQuant à la neige, cela fait déjà presque deux semaines qu’elle fait partie intégrante du décor. Tout de même précoce cette année, je reconnais.

Mais que cela ne nous décourage point, au contraire un beau ciel bleu c’est toujours bon pour le moral, non? Puis on est équipé en fonction : on démarre la voiture à distance, préparée pour chauffer à fond dedans :) C’est contre-indiqué pour les fervents défendeurs de l’environnement… donc on essaie de ne pas la démarrer trop tôt :(
Puis elle est chaussée des indispensables pneus d’hiver (j’ai été prévoyante cette année, je suis allée au garage pour les installer dès la première semaine de novembre) et des gros essuie-glaces de saison. Ah oui on a choisi aussi une auto dotée de sièges avant chauffants :D Ça prend toute sa dimension dès maintenant ! L’habitacle mettant plus de temps à se chauffer alors que pour les sièges c’est immédiat… aaah je soupire de plaisir en m’installant derrière mon volant.

Comment vivez-vous les changements de saison ? Que préférez-vous un temps gris et pluvieux mais pas trop froid (donc pas besoin de se déguiser en nounours ambulant pour se couvrir :), ou un froid glacial mais avec un temps ensoleillé et un ciel bleu dégagé ? Hum, le choix est difficile… Mais après tout, en avons-nous vraiment le choix ?

mercredi, 14 novembre 2007

Le jour où je suis devenue canadienne


C’était hier.
Je me suis réveillée le matin comme Résidente permanente. Je me suis couchée le soir comme Citoyenne canadienne.
Entre temps, à m’observer partir au travail comme d’habitude, rien n’augurait le changement. Sauf que j’ai quitté mon bureau à 11h30 et passé l’après-midi au centre-ville de Montréal dans un beau bâtiment sur la rue Saint-Jacques Ouest.

C’est l’aboutissement d’un processus qui ne m’a pas paru long étant donné je n’étais pas dans l’attente. Dans les faits, on peut faire une demande de citoyenneté canadienne après avoir été résident permanent ici depuis trois ans. On remplit alors un formulaire téléchargé sur internet, on paye les frais en ligne aussi et on poste le tout avec les justificatifs d’usage. En retour, vous recevez une confirmation de réception du dossier et une brochure à lire sur le Canada. Environ un an plus tard, vous êtes convoqué à un examen suivi immédiatement par une cérémonie et vous ressortez avec votre certificat de citoyenneté le même jour.

L’examen
Il est écrit, commence à l’heure pile indiquée sur la convocation. 20 questions à choix multiples portant sur la géographie, l’histoire, l’économie, le système judiciaire, les élections et le fonctionnement du gouvernement canadiens. Celui qui a lu correctement la brochure offerte un an plus tôt s’en sort facilement, en sachant surtout que la note de passage est seulement de 12/20.

L’entrevue
Dans une grande pièce adjacente à la salle d’examen, les candidats sont ensuite auditionnés individuellement par un agent de la citoyenneté. Il vous félicite pour votre réussite à l’examen. Puis questions brèves sur votre vie actuelle (adresse, emplois…) et vos voyages à l’extérieur du pays depuis que vous êtes résident canadien. L’agent feuillette vos passeports pendant ce temps. L’entrevue a duré 10 minutes pour moi.

La cérémonie
Elle se passe dans la même grande pièce et avec tous les candidats en même temps cette fois-ci. Une lettre et le certificat de citoyenneté (une petite carte nominative) sont distribués à chacun. Une juge donne un chaleureux discours de bienvenue aux nouveaux citoyens qui ensuite prêtent serment de loyauté à la Reine Elizabeth II. Et voilà, nous sommes invités à congratuler chacun notre voisin pour notre nouveau statut.


Dans notre groupe de 74 candidats, 34 pays d’origine étaient représentés.
L'évènement semble être marquant pour certains, tirés à quatre épingles, armés de leur appareil photo ou même d'une caméra et accompagnés d'amis pour la cérémonie.
Mon mari goutte au nouveau sentiment d’avoir la double nationalité sans que cela ne change rien en soi pour lui, je le vois bien !
Quant à moi, je suis désormais française, malgache et canadienne :)

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