dimanche, 19 avril 2009

Montréal en N&B et sur Minicartes

Montréal en N&B et sur Minicartes


Un autre regard sur Montréal. La force, la légèreté et l'élégance du noir et blanc à son meilleur.

Derrière l'appareil, c'est Arold Blanchet, Artiste photographe indépendant basé à Montréal.

Les minicartes forment une collection de photographies en noir et blanc de dimension 8 x 5,6 cm en édition limitée, numérotées de 1 à 300, sur des cartes de correspondance pliées en deux, prêtes pour toutes les occasions.

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mardi, 31 mars 2009

Donnez-nous les moyens de soigner nos enfants !

On est dans un des pays les plus civilisés au monde, right ? Je n’aime pas le mot ‘civilisé’ comme si les autres étaient de sauvages, mais bon… Partons de l’affirmation donc que j’habite au Canada, l’un des pays les plus développés de la planète, de un.

De deux, rien de plus banal qu’un rhume ou une toux chez un enfant, n’est-ce pas ? Naomi ne déroge pas à la règle. Bien qu’on aie la chance d’avoir un bébé en bonne santé dans l’ensemble et bien vigoureuse, elle n’échappe pas aux petites grippes et autres rhumes. Pourtant je n’aurais jamais pensé que cela puisse tourner au cauchemar.

La raison en est toute simple. Au Canada, on ne soigne pas les bébés qui ont la toux ou le rhume. Vous pouvez demander et chercher, vous ne trouverez pas de médicaments ni en vente libre ni sur ordonnance, d’ailleurs le médecin refuse de prescrire quoi que ce soit. En fait, Santé Canada, l’institution gouvernementale, a fait retirer des rayons des pharmacies tous les médicaments contre la toux et le rhume pour les enfants de moins de 6 ans. Cette réalité nous heurte profondément mon mari et moi. Vécue au quotidien, vous ne pouvez pas imaginer l’aberration que cela représente.

Les motifs évoqués, vous verrez, ne semblent pas sérieux ! C’est à chacun d’en juger.
D’abord il semblerait que des études aient démontré que les médicaments visant à soigner la toux ou le rhume ne sont pas efficaces. Ils cherchent seulement à atténuer les symptômes sans s’attaquer au problème, et qu'il n'existe pas de véritable médication possible contre ces maux. Mais dans ce cas, les autres pays dits civilisés (je pense à la France entre autres) seraient-ils assez stupides pour passer à côté de ces études si évidentes pour continuer à vendre les remèdes ?

Ensuite, Santé Canada affirme que cette décision d’interdire ces médicaments est également motivée par le fait que des parents aient abusé des sirops et calmants contre la toux. Certains parents ayant remarqué des effets secondaires tels que l’endormissement se sont mis à en faire un usage immodéré et un surdosage, leur permettant ainsi un répit par rapport à leur enfant turbulent. Vous pouvez me dire que c’est sérieux ?
Alors sous prétexte que quelques parents irresponsables et démentiels aient fait un mauvais usage d’un médicament, on le retire du marché et on en prive tous les autres parents sensés ?

Toujours est-il qu’après plusieurs semaines de toux incessantes et de nez qui coule, inévitablement notre petite Naomi a fini par avoir deux otites (dans les deux oreilles en même temps). Une fièvre de 39.2 C qui n’arrive pas à tomber pendant cinq jours. Puis sept heures d’attente aux urgences de l’hôpital pour enfant. Pour finir avec quoi ? Dix jours d’antibiotiques pour soigner les deux otites. Allez forcer un bébé à avaler une mixture aussi forte matin et soir pendant 10 jours non-stop, sans parler des effets secondaires des antibiotiques, des souffrances et douleurs qu’occasionne une otite. Alors que cela aurait été tellement plus simple de soigner son petit rhume du début.

Maintenant c’est comme attraper une fourmi avec un bulldozer…

lundi, 27 octobre 2008

Signé Par toute l’équipe de ...

Serrer mainsPar le biais de mon site de déco, je retrouve le plaisir de retravailler avec des français (résidant en France). Et inévitablement, je fais la comparaison avec mes partenaires canadiens et américains avec lesquels je suis maintenant familière après 5 années de vie au Canada. Les différences dans les pratiques en affaires sont clairement perceptibles. Mais aujourd’hui je n’aborderai qu’un seul aspect : l’approche personnalisée.

En Amérique du nord, le service à la clientèle occupe une place majeure dans la stratégie des entreprises. Dans cette optique, on favorise l’approche hautement personnalisée : on a l’impression que notre interlocuteur nous est dédié à 100%. Par exemple, je fais régulièrement affaires avec une firme de sondage de produits de consommation ménagers et bien que cette firme soit dotée de plusieurs centaines d’employés, j’ai toujours eu contact avec une seule personne, Kristin Peter. Dans tous les emails et les documents que je reçois de la compagnie, ce sont son nom, son adresse email et son téléphone qui reviennent, comme s’il n’y avait qu’elle dans la boîte. C’est très sécurisant de sentir qu’on a un seul interlocuteur.

Par contre, pour plusieurs de mes contacts d’affaires français (pas tous heureusement) avec lesquels j’ai eu à correspondre occasionnellement, j’ai été ahurie de lire SYTÉMATIQUEMENT en signature « De la part de l’équipe de ventes » ou encore signé « Toute l’équipe de Meubles Design ». Un point c’est tout, pas de nom, pas de prénom.
Comment peut-on signer une lettre de façon aussi impersonnelle ? Alors même que la teneur de la correspondance est très précise, avec des requêtes ou une proposition de partenariat. On a la vive impression que l’auteur ne veut pas se mouiller d’un orteil. Ou alors je me demande si la dite compagnie ne se compose pas d’une seule personne qui se cache derrière la mention "Toute l'équipe" et donner ainsi du volume à sa structure ?

Cela m’a rappelé mes démêlés avec France Télécom avant de déménager définitivement pour le Canada. On avait un problème pour fermer notre compte car l’abonnement continuait à être facturé après la date de fermeture de la ligne. Dans tous les échanges de courrier pour que l’on soit remboursé, point de nom d’interlocuteur. Allez vous battre contre une institution ! C’est une attitude qui me fait fuir à toute jambe, du moins quand on a le choix comme ce fut notre cas. On voit donc bien qu’il y a une relation entre l’orientation donnée à la correspondance d’affaires et le service à la clientèle que l’on veut apporter. C’est du moins mon point de vue avec le recul que j’ai pris. Qu’en pensez-vous ? Attachez-vous de l’importance à la personne qui signe les courriers que vous recevez ?

lundi, 29 septembre 2008

Délit de fuite

La ruelle est habituellement assez tranquille.
Pourtant, l’individu surgit en furie avec son véhicule, prenant la rue en sens interdit. Étant en infraction, il a probablement voulu faire vite. Puis se trouvant nez à nez avec un autre véhicule qui lui était dans son droit, il a voulu l’éviter. C’est alors qu’il entreprend une manoeuvre et vient frôler notre voiture de tout son long. À partir de l’aile avant jusqu’à l’aile arrière, en passant par les deux portières, le bas de caisse. Il est même monté sur une roue. Et pendant qu’on y est, fait voltiger le rétroviseur. Et pour finir, monsieur (ou madame) prend la poudre d’escampette.

La ruelle retrouve peu à peu son silence.

Voilà dans quel état nous avons retrouvé notre voiture mardi en début de soirée. Les faits se sont passés entre 15h et 18h en bas de chez nous, puisque je suis revenue du parc avec Naomi à 15h. Encore un peu, je l’aurais vécu en direct. Il y a toujours un moindre mal en tout.

Après ça c’est le bal des formalités. Appeler le 911 pour que la police vienne constater sur place le délit de fuite et les dégâts. Les attendre toute la nuit. Puis appeler l’assurance. Ouf, 0$ de franchise et tout est pris en charge : remorquage (valeur 200$), véhicule de courtoisie pendant les travaux (20$ par jour x au moins 10 jours de travaux), puis la réparation elle-même, chiffrée à environ 6 à 8000$ mais je ne veux pas le savoir...

La petite Ford Focus n’avait même pas un an.

Une chance qu’on ne l’avait pas achetée mais louée à long terme.

vendredi, 25 juillet 2008

Note d'humeur #10



Nous revenons de quelques jours passés à la campagne, dans les Cantons-de-l’est. Une région verte et vallonnée du Québec, à seulement deux heures de route de Montréal.
Cela fait du bien de quitter la métropole et prendre le grand air. Naomi semblait ravie :) Cette année, je n’ai pris aucune photo des paysages. C’est drôle car ça ne me tente plus du tout ces temps-ci. En fait depuis que nous avons Naomi, que nous photographions dans toutes les positions et à toutes les occasions, ma relation avec l’appareil photo a changé (tout comme beaucoup de choses d’ailleurs). Les photos donc que vous voyez à droite ont été prises il y a deux ans dans la même région.

Sinon, à notre retour je me suis occupée de faire les passeports de la petite. Je dis ‘les’ parce que la princesse a droit aux passeports canadien et français. J’aurais pu faire par la poste le passeport canadien mais ça prend seulement 10 jours si on se déplace. J’ai bien fait d’ailleurs car j’ai eu droit à un Service Express en venant avec bébé et en faisant la demande en même temps pour mon mari et moi. C’était génial (je ne m’y attendais pas) j’ai doublé ‘légalement’ une bonne cinquantaine de personnes en passant au guichet IMMÉDIATEMENT !
Sherbrooke, Québec

Sherbrooke, Québec

Sherbrooke, Québec

Au consulat français sur McGill College avenue, c’était moins drôle. Pas de service rapide, on attend comme tout le monde. D’ailleurs Naomi s’est bien faite entendre vers la fin. Elle est patiente mais il ne faut pas pousser. Je l’ai laissée bien râler bien fort, l’air de rien. J’en avais marre aussi. En tout nous en avons eu pour deux heures. Ce n’était pas la fin du monde mais tout de même. Contre à peine 30 minutes chez Passeport Canada. Le délai pour recevoir le dit passeport est aussi plus long (jusqu’à 5 semaines) puisque ça se fait en France. Mais, il est gratuit pour bébé, contre 22$ pour le passeport canadien.

Bon j’arrête les comparaisons. Je fais comme les immigrants fraichement débarqués ici qui ne peuvent s’empêcher de tout comparer !

jeudi, 26 juin 2008

L'été 2008 des Québécois

Que prévoyez-vous de faire cet été ?
Les Québécois quant à eux prévoient en premier lieu de visiter… le Québec !
Selon les dernières statistiques basées sur les guides touristiques vendus ces derniers mois, les régions du Québec, vastes et diversifiées restent la destination préférée des canadiens francophones. Puis suit le nord-est des États-Unis avec New York, Washington, le Vermont que les québécois affectionnent particulièrement, de par leur proximité mais aussi la force du dollar canadien en ce moment par rapport à l’américain.

Et enfin, la France reste une destination phare, toujours dans le tiercé gagnant chaque année. Normal, en tant que fervents francophones, on ne se refait pas hein ?! Les Québécois n’ont de cesse de répéter que la France, aussi petite soit-elle (10 fois plus petite que le Canada) offre une diversité de paysages, de cultures et de gastronomie si riches qu’on ne finit pas d’en faire le tour.

Nous cette année, comme pour faire écho à cette étude, on visite le Québec qu’on n’a pas fini d’explorer après cinq ans passés dans ce pays. Il y a des régions qu’on a à peine effleurées, d’autres où on n’a jamais mis les pieds. Bref, de quoi nous obliger à passer plus de temps le nez dehors que suspendu devant son ordi !

Vive l’été !


Palmarès :

1. Le Québec
2. Le nord-est des États-Unis
3. La France
4. L'Italie du Nord
5. Paris
6. Le Sud-Ouest américain
7. Provence-Côte d'Azur
8. Disney World
9. L'Ouest canadien
10. Le Royaume-Uni
11. La Grèce
12. La Chine
13. L'Espagne
14. La Corse
15. L'Italie du Sud

vendredi, 16 mai 2008

La honte conjugale

«Vas-tu enfin comprendre ?» La violence du coup était telle qu’elle tituba, puis tomba à la renverse, la tête venant cogner contre le mur attenant. Puisant dans ses dernières ressources, elle trouva pourtant la force de se relever doucement en s’appuyant le long du mur derrière elle. Le peu d’amour propre qui lui restait au fond d’elle lui intima de relever la tête, de le regarder dans les yeux, de soutenir le regard de cet homme qu’elle a aimé et pour qui elle a tout quitté. Mais lui n’a rien vu de tout ça, percevant uniquement une insolence de plus dans cette dernière attitude. «Mais quand vas-tu donc comprendre ?» Vlan, cette fois-ci, il ne lui laissa plus aucune chance de se relever. Pendant trois secondes, il regarda sans bouger le corps gisant à ses pieds.

Contre toute attente, le corps qui était sans vie et sans force se releva d’un bond. Un homme, un policier lui fit face. Grand et charpenté, il le dépassait largement d’une tête. Le mari réalise brusquement que c’est plus difficile quand on a un adversaire à sa mesure.
«Quand vas-tu enfin comprendre ?»

Le gouvernement québécois effectue régulièrement des campagnes sous forme de spots publicitaires contre la violence conjugale. Ils sont toujours saisissants comme celui que je relate ci-dessus. Mais la réalité cachée est autrement plus dure souvent. Les statistiques parlent d’elles-mêmes quant au nombre de victimes (déclarées) chaque année et à la nature des sévices. On privilégie davantage l’expression ‘violence conjugale’ plutôt que ‘femmes battues’ parce que les hommes aussi sont concernés, quoique dans une bien moindre mesure, mais aussi parce que la violence conjugale prend des formes diverses et perverses. Il n’y a pas que les coups qui font mal.

www.aimersansviolence.com

www.sosviolenceconjugale.ca



lundi, 21 avril 2008

Le travail des enfants

La société nord-américaine me fait parfois rire. Elle veut donner des leçons au reste du monde et prétend être un exemple de qualité de vie. Mais elle est pleine de contradictions.

Tenez, l’autre jour, je fais mes courses chez Maxi & Cie, une grosse chaine d’hypermarchés au Canada. Arrivée à la caisse, je vais pour ranger mes articles quand un enfant de 10 ans (12 ans max) me demande si je veux bien qu’il emballe mes courses. Je le regarde et je constate qu’il porte un autocollant sur son tee-shirt rouge. Ils sont une bonne dizaine, un à chaque caisse, ils travaillent pour ramasser des fonds pour leur école, pour un projet trucmuche (il y a toujours une bonne raison). Évidemment, il me demande avant de se jeter sur mes courses pour avoir la garantie que je donnerai la pièce après, idéalement un ou deux pièces de 2$.

Une autre fois, c’est au Cinéma Guzzo. Tous les guichets sont tenus par de jeunes ados qui commencent à 14 ans. Cette fois-ci, ce n’est pas exceptionnel. Il parait qu’ils font ça l’été et qu’il leur faut l’autorisation des parents à cet âge-là. Parce qu’à 16-17 ans, plus besoin d’autorisation, c’est commun. D’ailleurs presque tous les jeunes à 18 ans travaillent déjà dans ce pays, au moins l’été. Chez Mac Do, chez Tim Hortons, dans les magasins de vêtements et même comme réceptionniste ou coursier dans les bureaux.
Quand ce n’est pas des oranges ou du chocolat qu’ils vendent à qui veut bien acheter.

On plaint les pays du tiers-monde qui font travailler leurs petits. On se dit pays développés à haut niveau de vie. Mais le système est tellement orienté vers l’argent et la société de consommation qu’on ne trouve rien à redire au travail des enfants quand ça se passe chez nous ? Peut-être parce qu’ils le font volontairement et qu’ils disposent de leur argent ? Mais pour moi, les parents qui laissent faire ici, c’est assez comparable au comportement des parents dans les pays qui exploitent les enfants. À la limite, eux le font pour survivre tout simplement.

mercredi, 16 avril 2008

Pourquoi immigrer au Canada ?

Le Canada est un des derniers pays riches à avoir encore ses frontières ouvertes potentiellement à tous les candidats à l’immigration. Le statut de Résident permanent s’obtient selon un système de points, des critères objectifs qui mettent en valeur la formation mais aussi l’expérience professionnelle, l’âge, les langues parlées… un point fort dans un domaine pouvant compenser les autres atouts manquants.
Les raisons de cette politique ? Le taux de natalité serait trop bas, il faut peupler le pays par d’autres moyens. Car à ce rythme-là et avec la vitalité économique, on en viendrait à manquer de main d’œuvre active dans quelques années!

Mais après tout, pourquoi immigrer au Canada ?

La réponse varie en fonction du pays d’origine du répondant. Celle de ceux qui viennent de l’hémisphère sud diffère habituellement de ceux qui sont ressortissants des pays dits-industrialisés. On comprend facilement les motivations des premiers; on quitte, souvent à regret, son pays natal pour des raisons économiques, parfois mais plus rarement en tant que réfugiés. L’emploi, le système de santé, la scolarité, le logement, la sécurité… enfin la vie quotidienne en général, tout est mieux ici. Pour la plupart d’entre ceux de cette catégorie, le Canada est la terre promise, une aubaine à ne pas rater, inespérée. Surtout le système de santé est le paradis pour eux, inégalé. Les statistiques démontrent que ce type d’immigrants a tendance à rester au pays définitivement.

Pour la deuxième catégorie, venir vivre au Canada est un choix volontaire. Rarement la dernière option dans la liste de leurs projets. En effet, ceux qui viennent de France, de Suisse, de Belgique, d'Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, etc… quittent des conditions de vie similaires à ici. Ils ne viennent donc pas pour trouver un niveau de vie plus élevée ou plus confortable forcément. Ils doivent même souvent recommencer à zéro au Canada professionnellement, même s’ils peuvent ensuite progresser beaucoup plus vite et retrouver le grade équivalent à ce qu’ils ont laissé. Non, ils ont d’autres motivations que celles purement économiques : elles seraient culturelles, l’envie de vivre la différence, de relever d’autres défis professionnels, l’attrait de l’Amérique du Nord (le rêve américain?), être confrontés à une autre mentalité, se dépasser sous d’autres cieux et aussi avoir l'occasion de pouvoir s’adapter à des saisons extrêmes. Plusieurs d’entre eux veulent aussi prendre du recul par rapport à la famille proche, tout en évoluant dans un univers qui présente quand même des avantages sur le plan social. Les Canadiens croient d’ailleurs qu’ils ont le meilleur système de santé au monde –parce qu’ils ne connaissent pas le système français ou belge :) Le système canadien est tout de même très intéressant, surtout associé aux assurances privées financées par l’employeur.

On comprend donc facilement que ce deuxième type de candidat à l’immigration considère leur choix comme rarement définitif. Il n’écartera jamais l’éventualité de retourner chez lui, ce qui arrive assez souvent dans les faits après quelques années, après seulement quelques mois pour certains. Le gouvernement canadien reste muet volontairement quant au nombre de retours des immigrants dans leur pays d’origine, considérant ce fait comme étant un échec de l’immigration.

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Ressources :
Immigrants canadiens selon leur pays de naissance : sur Statistiques Canada
Répartition par catégories de 1980 à 2006 : Citoyenneté et Immigration Canada
Profil et évaluation pour l'immigration : sur Immigration.ca

jeudi, 27 mars 2008

Fin de saison à Montréal

L’hiver n’en finit plus de s’éterniser. L’humeur du plus grand nombre, quant à elle, achève de s’étioler. On est tous tannés, tannés, tannés… de pelleter la neige, de ce blanc-gris paysage, de ces arbres squelettiques et ratatinés. Même les amoureux de la blanche saison s’impatientent et trouvent ça long.

Cette année, ma région du Québec a connu 29 tempêtes de neige pour la saison, entrainant un cumul de plus de 2 mètres de neige au sol pour Montréal, parfois 3 mètres en région. Les dépôts à neige sont tous saturés à tel point qu’on ne sait plus où l’entreposer. Pourvu qu’il n’y ait pas une autre tempête, une dernière en prime ! Un nombre important du matériels de la Ville de Montréal sont hors d’usage aussi (camions et pelleteuses de déneigement). Ils ne sont pas faits pour ça. Trop de neige, devenue des blocs de glace à maints endroits qu’il faut alors gratter et moudre quasiment.

Bref, une saison pourrie et on a tous besoin de passer à autre chose. Mais pas d’amélioration prévue avant quelque temps. Le thermomètre continuera encore à flirter insolemment autour de 0 selon les prévisions.

Un seul point positif au tableau : c’est les méga-soldes dans les magasins. Achetez le manteau que vous aviez repéré en début de saison, il est bradé à 70%. Parfois au prix coûtant. Au Canada, j’ai appris qu’ils ne retournent pas les invendus. Un jour ou l’autre, tout article restant est vendu à rabais. Enfin,… s’il reste votre taille (on peut toujours rêver).


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